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Du grégarisme à la vie sociale.
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| "Seule une espèce terrestre sur 1000 est sociale" |
"L'union fait la force", c'est bien connu. En vertu de ce principe, nombreux animaux vivent en troupeaux. Mais attention, vie sociale ne signifie pas vie en groupe : un troupeau de buffles, un banc de poissons, ou un nuage de moucherons ne sont pas des sociétés. Dans ces groupes, les animaux sont juste attirés mutuellement mais aucun contact particulier ne s'instaure entre eux. Ils tirent des bénéfices du groupement, comme une meilleure défense, ou une meilleure prédation. Mais là s'arrête leur collaboration.
On parle de grégarisme.
Conditions requises pour être social
Le comportement social commence dès qu'il y a soin donné à la progéniture. Mais tous les animaux qui protègent et soignent leurs jeunes ne sont pas sociaux pour autant.
Par exemple, chez les chats, le rôle de la mère est très important puisque la femelle allaite ses petits durant une période assez longue, participe à leur apprentissage et les protége. Mais une fois ces tâches réalisées, la cohésion entre individus cesse. On parle de comportement subsocial.
Pour qu'une espèce soit dite sociale (ou eusociale), il faut que les individus vivent groupés, de leur naissance à leur mort, participent à une oeuvre commune ou à une construction et élèvent leurs jeunes au sein du groupe. Dans une société, plusieurs générations adultes cohabitent, les membres faisant preuve de cohésion entre eux, même si des conflits peuvent intervenir. Ils obéissent à des lois collectives, partagent des tâches communes, savent faire la distinction entre un membre du groupe et un étranger.
Seule une espèce terrestre sur 1000 est sociale.