L'indélibilité du souvenir tient au fait que nous l'ayons maintes et maintes fois répété. Lorsque nous tentons d'apprendre par cur un texte par exemple, nous nous repassons le message en boucle afin de le graver.
Comme nous l'avons vu, impossible de se souvenir sans comprendre. Donc, pour retenir correctement une information que nous souhaitons utiliser par la suite, mieux vaut tenter de comprendre son sens (ce qui va créer d'autres réseaux neuronaux en relation avec nos connaissances déjà acquises, et par là-même facilité la restitution) plutôt que son intitulé. Deux structures du système nerveux ont une importance non négligeable dans la phase de fixation.
Le système limbique
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| Le système limbique (limbic system) dans l'hémisphère gauche du cerveau. Source © DR |
Il s'agit d'un groupe de structures du cerveau représentant, en quelques sortes, le centre de l'affectivité. Il est l'origine de nos émotions comme par exemple la peur.
La charge émotionnelle qui accompagne une information va nous permettre de la fixer plus facilement et pour plus longtemps. Cela se confirme dans la mémoire épisodique. La mort d'un proche, une naissance, etc., vont nous marquer pour longtemps.
Une seule lésion du système limbique peut nous empêcher de mémoriser tout fait nouveau sans pour autant perdre des souvenirs plus anciens (il s'agit de l'amnésie antérétrograde, voir notre partie consacrée aux pathologies).
L'attention
Pour bien retenir il faut être attentif et concentré (l'attention permettant d'enregistrer à long terme).
La réticulée du tronc cérébral (voir schéma) permet l'éveil du système nerveux. Elle va déclencher l'attention puis la diriger (par le système thalamique diffus qui entretient, notamment des connections avec les noyaux gris centraux) sur telle ou telle zone cérébrale. Comme par exemple, vers le lobe gauche pour la mémoire déclarative.
Le processus de mémorisation est donc complexe et composé d'une multitude de sous-systèmes en intéraction. Sa compréhension partielle est en partie due à l'étude de ses pathologies.
En effet, c'est souvent lorsque nous savons identifier un organe malade et constater les dommages occasionés qu'il nous est permis de lui attribuer un rôle fonctionnel spécifique.