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Les poissons sont très variés, ils changent, ils évoluent, mais certains restent très fidèles à leurs ancêtres en conservant un certain archaïsme.

Le cœlacanthe est un poisson très rare, il n'a pas changé depuis de nombreux millions d'années. Photo © Terra Nova

Le même depuis des millions d'années

Ce poisson osseux est très rare. Il se rencontre dans certaines zones de l'océan indien, à des profondeurs moyennes. Ce carnivore pèse en moyenne 80 kg et peut mesurer jusqu'à deux mètres de long. Vieux de quelques 360 millions d'années, ce poisson est ovovivipare. Les femelles portent les œufs qui éclosent dans son corps, elle ne pondent pas.

Trè proche parent des ancêtres des tétrapodes, il présente une morphologie "mixte", désignée d'après la présence d' une poche d'air, relique d'un poumon ancestral.
Ce poisson a, pendant longtemps, reçu le statut de chaînon manquant. Avec la découverte de nouveaux fossiles, le cœlacanthe a perdu ce titre mais demeure un poisson très intéressant. En effet, il est une archive vivante de l'évolution des poissons et on comprend facilement qu'il donne plus d'informations à lui seul qu'un seul ensemble d'os fossiles.


Des branchies et des poumons fonctionnels

Les dipneustes sont des poissons pulmoneux. Cela signifie qu'en plus des branchies ils possèdent des poumons qui leur permettent de respirer hors de l'eau. Ce sont des poissons archaïques qui font partie du groupe des ancêtres directs des premiers vertébrés terrestres, les poissons sarcoptérygiens. D'ailleurs, ils portent encore la marque de cette transition avec ce poumon mais aussi l'attache de leurs nageoires ventrales, prémices des pattes.

Il y a 360 millions d'années, ils étaient présents sur toute la planète mais aujourd'hui on ne peut les trouver qu'en Afrique, Amérique du Sud et Australie.

Le dipneuste australien, Neoceratodus, est l'un des plus archaïques, celui qui a le moins évolué. Malgré la présence de son poumon, il utilise davantage la respiration branchiale.
Les espèces sud-américaine (Lepidosiren) et africaine (Protopterus) sollicitent bien plus leurs poumons. D'ailleurs, pendant les périodes estivales caractérisées par de fortes sécheresses, l'évaporation est telle que les mares s'assèchent. Ces deux poissons sont alors capables de s'enfermer dans un cocon de boue et de passer en mode de respiration aérienne, en attendant le retour des pluies et la réapparition de la mare.

Les poissons archaïques étonnent par leurs spécificités mais n'oublions pas que certaines espèces plus récentes aussi sont surprenantes. Les poissons électriques et les poissons volants ne sont pas des animaux mythiques.

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