Chez plusieurs espèces, la restriction calorique semble augmenter
significativement l'espérance de vie. Les scientifiques ont identifié trois explications
possibles. Premièrement, la sous-alimentaion réduit le métabolisme des animaux
: ils consomment donc moins d'oxygène et produisent moins de radicaux libres.
Deuxième explication : la restriction calorique serait considérée comme un stress
par l'organisme, qu augmenterait par conséquent se production d'hormones protectrices,
en particulier les corticoïdes. Troisième piste : le manque de nourriture abaisse
la température du corps, ce qui ralentirait les altérations de l'ADN et l'accumulation
des lésions.
Faut-il pour autant se mettre au régime dès maintenant
? Surtout pas : car la sous-alimentation amène aussi à d'autres troubles
: ostéoporose, moindre résistance aux infections, carences… Il faut souligner
aussi que toutes ces expériences de restriction alimentaire se déroulent dans
des milieux protégés et des conditions favorables. Or les rats sous-alimentés
résistent par exemple beaucoup moins bien au froid, et ne pourraient pas survivre
dans la nature.
Photo © L'Internaute Magazine