Admirateurs de la course rapide du guépard, des branchies des poissons, des changements de couleurs du caméléon, vous vous étonnez de l'apparente harmonie de la Nature. Vous pensez peut-être aussi que les animaux et les végétaux sont de mieux en mieux adaptés au cours du temps et que, finalement, ils n'évoluent plus que pour s'adapter. Mais non. On ne peut pas parler d'optimisation de l'adaptation et encore moins s'ébahir devant un processus nécessaire à la survie des espèces.
L'adaptation, c'est quoi ?
On parle d'adaptation d'une espèce lorsque soit son anatomie, soit sa physionomie ou encore son comportement se transforment pour être parfaitement à l'aise dans un milieu donné. Cette évolution répond à une contrainte du milieu dans lequel on vit. S'adapter c'est donner les meilleures chances à son espèce de continuer à vivre et se reproduire. Et pour augmenter ses chances de survie, il faut veiller à ne pas se faire dévorer tout en continuant à se nourrir, donc, se protéger des prédateurs tout en continuant ses propres activités de chasses etc. Assurer cette règle essentielle à la survie implique donc que l'on mette en place des stratégies pour y parvenir. Tigre, souris, orchidée, mante religieuse, chacun son arme mais, pour tous, une forme particulière d'adaptation.
Et si l'harmonie semble régner au sein même d'une espèce il faut se rappeler que tous les individus ne sont pas adaptés. Les très jeunes, les vieux et les malades sont rapidement éliminés. De plus, adaptation rime avec spécialisation biologique et à trop se spécialiser, l'espèce se fragilise en se rendant dépendante à un milieu, à une autre espèce etc. Au moindre changement, elle est menacée.
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| Le guépard est particulière adapté à la course rapide dans un milieu ouvert ce qui en fait un prédateur redoutable. Photo © Laëticia DERMENGHEM (Galerie photo de L'Internaute) |
Sur le plan purement biologique, l'adaptation concerne le génotype. Plus clairement, il arrive que différentes mutations biologiques entraînent la modification d'un caractère chez une espèce, augmentant ainsi ses chances de survie. Ces modifications peuvent s'observer sur différents plans : morpho-anatomique, physiologique, biochimique, comportemental etc.
L'adaptation : pas une finalité évolutive ? Les espèces n'évoluent pas pour s'adapter. Ni une causalité ? La pression du milieu n'entraîne pas la transformation des espèces. Alors quoi ? On ne peut pas parler non plus d'une optimisation de l'adaptation… Finalement, peut-être n'est-elle qu'une conséquence de l'évolution et de la sélection naturelle.
Le mime salvateur
Une des stratégies adaptatives utilisée tant dans le monde animal que végétal est le mime. Une espèce va calquer, inconsciemment et involontairement, son milieu, l'apparence, l'odeur ou encore le comportement d'une autre espèce, pour se préserver et se reproduire. Il s'agit du mimétisme. Il est pluriel et s'expriment de manières très différentes. Qu'il soit pratiqué pour se protéger, pour se nourrir ou encore pour se reproduire, le mimétisme est l'une des expressions de l'adaptation, au même titre que les muscles et l'ossature particulière des félins par exemple.
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