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C'est plus rare qu'une infection mais cette réaction ressemble à celle générée au cours de la défense contre une infection. C'est parce qu'il est efficace que le système immunitaire est responsable du phénomène de rejet de greffe.

Un organe greffé, c'est typiquement du non-soi pour le receveur. Il aura donc tendance à s'en défendre, comme d'une bactérie ou d'un champignon, selon les mêmes mécanismes.

HLA : signature du soi

Deux variantes d'une des molécules du complexe majeur d'histocompatibilité. Elles diffèrent par la zone rouge. Un organe portant les molécules de gauche sera incompatible avec un donneur portant celles de droite. © DR
"La probabilité que deux individus non apparentés soient HLA identiques est exceptionnelle"

Cette fois, les antigènes sont les antigènes d'histocompatibilité, appelés antigènes HLA. Pour comprendre pourquoi parfois les greffes prennent et parfois non, il faut faire un détour par ce système HLA.

Sur chaque cellule de l'organisme, se trouvent des molécules (en partie protéiques et en partie sucres) appartenant à ce système. En quelque sorte, ce sont des marqueurs de notre identité qui permettent de différencier les individus entre eux. Au niveau de l'espèce humaine, le système HLA est très divers, les molécules peuvent prendre de nombreuses formes : la probabilité que deux individus non apparentés soient HLA identiques est exceptionnelle.

En cas de greffe d'organe, le greffon étant le plus souvent issu d'un donneur non apparenté, les différences dans le système HLA entre le donneur et le receveur stimulent la réaction de rejet du receveur. Le receveur reconnaît ces antigènes HLA comme étrangers et met en place un processus de défense visant à son élimination.

Organes rejetés

Il peut s'agir d'un rejet suraigu dans les heures qui suivent la transplantation : il se manifeste sous la forme d'un infarctus du greffon (oblitération des vaisseaux qui irriguent l'organe). Cela se produit s'il y a déjà eu une réaction immunologique antérieure (réaction secondaire rapide). il peut aussi se produire un rejet aigu, à partir de 4 jours ou un rejet chronique, qui se met en place beaucoup plus lentement. L'organe greffé devient le siège d'une invasion de cellules immuno-compétentes.

Dans tous les cas, on met rapidement en place un traitement immuno-suppresseur visant à contrecarrer cette réponse immunitaire de rejet.

Des différences dans d'autres systèmes antigéniques que le système HLA sont également capables de stimuler cette réaction de rejet immunologique. Par exemple le système des groupes sanguins ABO dont le pouvoir stimulant est également très fort en cas d'incompatibilité. Heureusement dans ce cas, le polymorphisme est beaucoup moins étendu, il est plus facile de respecter l'appariement compatible du donneur et de son receveur

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