Moduler les réactions au stress des levures

 

Une cellule réagit à un stress plus ou moins rapidement pour assurer sa survie. Des chercheurs viennent de confirmer qu'au-delà de certaines fréquences de stimulation, les levures n'étaient plus en mesure de répondre au stress osmotique. Leurs résultats sont publiés sur le site de la revue PNAS.
Le taux de salinité d'une cellule doit toujours être en équilibre avec le milieu extérieur. Si l'on met un peu de sel autour d'elle, celle-ci rapetisse, car elle doit perdre de l'eau pour maintenir une concentration en sel égale avec celle régnant à l'extérieur. Pour revenir à sa taille initiale, la levure met en place des réactions particulières, dont la dynamique était, jusqu'à aujourd'hui, inconnue. Les scientifiques ont inventé un système créant ces perturbations de manière régulière sur la levure. Lorsque ces stress sont trop fréquents, la taille cellulaire ne varie pas. Si leur occurrence est plus lente, la levure grossit et rapetisse régulièrement : pour cela, il faut un temps de latence d'environ 10 minutes entre chaque stress. Les chercheurs ont montré qu'en jouant sur certains gènes, la cascade peut-être ralentie significativement.
Cette maîtrise ouvre de nouvelles perspectives en ingénierie biologique pour concevoir des cellules dont la dynamique de réponse au stress est contrôlée.

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