BIOLOGIE
Août 2006
Vrai ou faux ? Fumer déstresse
Le tabac est connu pour ses méfaits, cancers du poumon, de l'sophage, de la langue, infarctus du myocarde, attaques cérébrales et bien d'autres. Les fumeurs sont généralement convaincus que fumer les aide à réduire leur stress. La cigarette serait-elle une réelle aide face à ce mal croissant ? Les fumeurs absorbent de nombreux composés toxiques dont la nicotine, les goudrons et l'ammoniac (qui favorise l'absorbtion de la nicotine et retarde l'apparition des toux). Ils sont soumis à deux types de dépendance : une dépendance psychologique (geste etc...) et une dépendance physique.
Cette dernière vient du fait que la nicotine est une véritable drogue pour l'organisme ce qui implique qu' il soit nécessaire de maintenir son taux dans le sang afin d'éviter la sensation de manque. L'arrêt de la consommation implique donc une période de sevrage. Généralement, les symptômes les plus récurents sont l'augmentation de l'irritabilité, de l'appétit, tristesse, insomnies et difficultés de concentration. Il est rare d'entendre que durant cette période le stress augmente, le tabac l'influence-t-il réellement ? Un influence certaine sur le stress ... mais pas celle que l'on croitLa nicotine est un alcaloïde (comme la caféïne et la cocaïne) qui a une influence forte sur notre physiologie puisqu'elle produit des effets psycho-actifs de calme ou d'excitation. En effet, elle va exciter puis paralyser les cellules cérébrales qui pour être stimulées à nouveau en ont besoin. C'est ainsi que le manque se crée. L'accoutumance peut être extrêmement rapide, de l'ordre de quelques journées et la consommation journalière de quatre à cinq cigarettes est largement suffisante pour en devenir dépendant. Lors d'une période de stress, notre corps réagit et libère de l'adrénaline, qui va de son côté entrainer la sécrétion de sucres. Ces sucres provoquent l'envie de fumer, donc, en réalité, le stress entretient le tabagisme plus qu'il ne le combat. L'augmentation du taux de sucre dans le sang est liée à cette envie. D'ailleurs la consommation de tabac entraine une hausse artificielle de la glycémie, ce qui retarde la sensation de faim chez les fumeurs. En clair, "plus on est stressé plus on fume et surtout plus on fume plus on stresse". La sensation d'apaisement est réelle, mais le stress ôté est celui dû à l'envie de fumer et non à un autre mal. Contrairement aux idées reçues des fumeurs, ils sont bien plus stressés que s'ils étaient non-fumeurs. Tout comme les baisses de concentrations, l'irritabilité etc, le stress est une conséquence du tabagisme, de la sensation de manque. Il est admis que ces sensations n'interviennent que pendant les quatre premiers jours du sevrage (environ) et ne perdurent pas. De bonnes raisons pour songer à arrêter cette consommation, d'autant plus que le stress ne peut désormais plus être un alibi de rechute. Verdict : Fumer déstresse : FAUX En savoir plus Dossier Santé : Pour en finir avec le Tabac
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