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VRAI OU FAUX
 
Janvier 2007

Vrai ou faux ? Je suis allergique aux poils de chat

Vous aimeriez bien avoir un chat, seulement voilà : dès qu'un matou approche, vous vous mettez à pleurer, éternuer, renifler. Mais les poils de l'animal sont-ils vraiment en cause ?

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C'est en se léchant que le chat dépose sur son pelage des sécrétions salivaires responsables des allergies dites "aux poils". © Claudie Fabre, Galerie Photos de L'Internaute

Chats, chiens, hamsters, lapins, chevaux et autres bêtes à poils sont les terreurs des allergiques. Mais sont-ce vraiment les poils qui déclenchent asthme, rhinite, conjonctivite et autres irritations ?

Pas vraiment. Contrairement à une idée reçue, l'allergie ne vient pas des poils en eux-mêmes, mais des sécrétions glandulaires, de la salive, des urines ou des matières fécales que l'animal dépose sur son pelage lorsqu'il se lèche pour faire sa toilette ou quand il se roule dedans… et qu'il répand ensuite dans son entourage par ses poils déposés.

Pour les non allergiques, mis à part s'ils sont maniaques du ménage, ces poils semés ici et là dans le salon ou la chambre ne provoqueront rien. Mais pour les allergiques, c'est autre chose.

Quand l'immunité s'affole pour rien

"Chez les allergiques, le système de défense s'active de façon anormale, inadaptée et excessive"

Qu'est-ce qui se passe alors ? Ces personnes ont un système immunitaire hypersensible. Il reconnaît comme dangereuses des substances qui ne le sont pas, et qui d'ailleurs sont habituellement bien tolérées par la plupart des individus. Chez les allergiques, le système de défense s'active de façon anormale, inadaptée et excessive au contact d'une substance étrangère, l'allergène, ici, les sécrétions du chat.

L'organisme se croyant, à tort, agressé, se met, par une cascade de réactions chimiques, à produire de l'histamine. C'est l'un des principaux médiateurs impliqués dans l'allergie. Elle est normalement stockée dans les mastocytes et leucocytes basophiles (des globules blancs) présents dans le corps humain, mais elle est libérée lorsque l'allergène se présente. C'est cette libération qui induit une vasodilatation, un afflux de sang et de phagocytes : une réaction inflammatoire.

Suivant la voie de contact avec l'allergène, l'inflammation peut être respiratoire, cutanée ou digestive. Souvent, les symptômes de rhinite (nez qui coule) ou de conjonctivite (yeux irrités) ne sont pas un problème sérieux, mais il arrive aussi que les animaux, surtout les chats, soient à l'origine de manifestations plus graves, comme l'asthme.

Alors que faire ? Malheureusement, pour le moment, le seul traitement efficace est... d'éviter les chats. La désensibilisation (ou immunothérapie) des allergiques aux animaux reste possible, mais elle n'est actuellement pas fiable. Et vu que ce ne sont pas les poils les responsables de l'allergie, l'achat d'un chat sans poils ou la tonte de son hamster ne feront pas mieux l'affaire !

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