Dans le cardre rouge, une micropuce. Les ouvrages de SF regorgent d'applications de mini machines.
Photo © Nasa
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La science fiction exalte souvent la beauté des sciences et de ses réalisations. Mais il existe aussi un dialogue inverse entre science et SF. Car si la science-fiction puise des inspirations dans la science, cette dernière se sert aussi parmi les œuvres littéraires ou cinématographiques.
La SF donne des idées aux ingénieurs
L'ESA (agence spatiale européenne) a lancé, en 2002, une étude intitulée ITSF. Elle se base sur l'étude d'ouvrages de science-fiction, afin d'y chercher des amorces d'innovations technologiques réalisables et de mettre l'inspiration des auteurs au service des ingénieurs. Livres, films, illustrations concernant la conquête spatiale… au total, 250 concepts et technologies ont été rassemblés.
Une des voies d'exploration : les nanotechnologies ou la fabrication de minuscules machines, atome par atome. Evoquées depuis 1959 par un scientifique, les perspectives qu'elles ouvrent sont telles que la science-fiction leur accorde une large place. Dans certaines œuvres, ces nanomachines entrent dans toutes les applications de la vie courante comme bâtir des muscles, purifier l'air, stocker des données…
Pour le moment, les chercheurs savent fabriquer de toutes petites choses, mais en modèle unique… et qui ne servent à rien !
Les nanotechnologies ne sont pas les seules à intéresser conjointement chercheurs et auteurs. Moyens de propulsions plus rapides, nouvelles stations spatiales, idées pour coloniser d'autres planètes, matériaux plus résistants, des méthodes de communication plus efficaces sont également au programme.