Les effets sur l'environnement

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Sujet illustré

Les associations écologistes et les scientifiques ont alerté les états sur ce désastre écologique. Différents pays ont mis au point des dispositifs soit législatifs, soit institutionnels pour tenter de sauver un écosystème extrêmement fragile et riche en biodiversité, avec plus ou moins de succès.

Littoral français
 
Les zones côtières de la Méditerranée sont protégées par une convention signée à Barcelone et sera renforcée juridiquement en 2008 par le protocole GIZC-M. Photo © Frédéric GRILLON (galerie photo de L'Internaute)
 

Une prise de conscience internationale

1992, conférence de Rio, cela vous rappelle quelque chose ? Cette réunion entre scientifiques, sociologues, économistes et politiques est historique. Elle a permis de lever le voile sur un tabou : notre planète est en train de se vider de sa substance. Réchauffement climatique, activités humaine et économiques sont enfin montrés comme des acteurs actifs à la destruction de notre environnement. De cette confrontation naîtra la notion de développement durable. En d'autres termes, il est maintenant préconisé de développer l'industrie et l'économie avec la nature et non plus à son détriment.
Mais pour mettre au point, une telle politique, il faut aux pays, les moyens de moderniser leurs industries, leurs énergies, le recyclage des déchets… Opération quasi impossible pour les pays en développement.

L'Europe : première sur le front

Le pourtour méditerranéen est l'écosystème le plus touché, à cause de l'explosion démographique, touristique, et du transport maritime… En 1975, la CEE met au point avec les pays méditerranéen un Plan d'action pour la Méditerranée, le PAM. Son objectif : aider les gouvernements de ces pays à lutter contre la pollution maritime. En 1995, à Barcelone, le PAM est rebaptisé plan d'action pour la protection de l'environnement maritime et le développement durable de zones littorales de la Méditerranée. Mais cet accord a ses limites. Les pays du Maghreb comme la Maroc œuvrent au développement de certains secteurs économiques comme le transport maritime…De nombreux capitaux étrangers y sont investis. La protection de l'environnement n'a pas gain de cause.


A noter que l'Algérie s'est doté d'un plan d'aménagement côtier de l'algérois (PACA) pour protéger 112 kilomètres de littoral. Pas moins de 80% de cette zone sont urbanisées et plus de 550 000 tonnes de déchets polluent cet espace. Pour coordonner la préservation du littoral ainsi que sa valorisation, un commissariat national du littoral a été créé pour travailler avec les collectivités locales.


Port de Corse
 
La loi Littoral permet d'éviter la construction sauvage d'édifices à moins de 100 mètres du rivage. Photo © Roger TROCAZ (galerie photo de L'Internaute)
 

Le bilan mitigé français

La France et surtout les écologistes s'inquiètent de ce bétonnage des côtes. Pour préserver un maximum de ces zones côtières, un organisme est créé en 1975, le Conservatoire du littoral. Financé par différents partenaires comme le Ministère de l'Ecologie et du développement durable, des associations écologistes et même des mécènes, cet établissement public rachète des terrains fragiles et menacés. Après remise en état, il confie leur gestion aux collectivités locales. Au 15 décembre 2007, près de 111 000 hectares sur 400 ensembles aménagés (soit 900 km de rivages maritimes) sont protégés par le Conservatoire. Un résultat plus que positif et encourageant

 

Pour empêcher la destruction du littoral, l'état Français vote la loi Littoral en 1986. Concrètement, elle empêche la construction dans les zones non urbanisées de tout bâtiment dans une bande de 100 mètres à compter de la limite haute du rivage. A moins que l'installation nécessite une proximité avec un point d'eau. Elle interdit, ainsi,une expansion incontrôlée d'une zone urbaine proche du rivage. Là où le bas blesse, c'est que cette loi ne semble pas s'appliquer pour tous. Depuis les années 80, les maires sont seuls habilités à délivrer des permis de construire. Face à la concurrence acharnée dans le tourisme, tout prétexte est bon pour garder sa clientèle et faire des entorses à la loi. Surtout quand certains sont prêts à investir beaucoup d'argent. La Corse, pourtant amoureusement préservée par ses habitants, voit chaque année de nouvelles cabanes construites à quelques mètres seulement du rivage.

 

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L'Internaute Nature : Le conservatoire du littoral fête ses 30 ans

www.conservatoire-du-littoral.fr

 

 



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