La couche d'ozone en sursis ? Et maintenant ?

Depuis la mise en vigueur du protocole de Montréal, les scientifiques constatent une baisse de concentration de composés chlorés et bromés dans la stratosphère. Mais il ne faut pas pour autant crier victoire car ces composés ont une durée de vie très importante et ceux produits il y a vingt n'ont pas encore fait sentir leurs effets sur l'ozone.

 

Des résultats qui se font attendre

Plus de vingt ans que le protocole de Montréal a été mis en place et les effets sur le trou d'ozone sont loin d'être perceptibles. En effet, en 2002, les scientifiques pensaient enfin voir une amorce de retour à la normale car pour la première fois, sa taille avait sensiblement diminué.

Mais cette joie fût de courte durée car l'année suivante, sa taille frôlait autour de celle des années 90 soit 25 millions de km². Et ça ne s'arrange pas car l'Organisation Météorologique mondiale (OMM) a annoncé une progression en 2008 : la superficie du trou d'ozone le 13 septembre dernier était de 27 millions de km².

evolution de la taille du trou de d'ozone au cours du temps.
Evolution de la taille du trou de d'ozone au cours du temps. © Nasa

A quand un retour à la normale ?

Même si la production des composés destructeurs d'ozone a fortement chuté, leur durée de vie est telle (environ 100 ans) qu'il va falloir attendre environ jusqu'en 2060 voire 2075 pour espérer retrouver une concentration d'ozone similaire à celle d'avant les années 80. Les différents modèles réalisés par les scientifiques à partir des relevés faits par des aéronefs, les satellites... convergent tous vers la fin du XXI siècle.

 

 

 

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