La couche d'ozone en sursis ? Un trou dans la couche d'ozone

Fin des années 70, les scientifiques étaient très loin d'être prêts à faire une découverte de cette envergure. Des chercheurs du British Antarctic Survey (BAS) effectuent des mesures de l'atmosphère au-dessus de l'Antarctique. Ils constatent une baisse significative de la concentration en ozone. Mais le seuil critique est atteint en 1985 et les scientifiques du monde entier se mobilisent pour comprendre cette perte brutale d'ozone et les moyens pour y remédier.

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Grpahique représentant l'évoltuiond e l'ozone au cours du temps © Nasa

Les chercheurs n'étaient tellement pas préparés à cette découverte qu'ils ont cru à une défaillance de leurs instruments de mesure ; mais la confirmation de ces données par de nouveaux instruments alarma rapidement la communauté scientifique. Près de 50% de l'ozone avait disparu au cours du printemps austral et recouvrait la superficie de l'antarctique. Le nom de "trou d'ozone" est alors formulé.

 

Placement sous haute surveillance

Depuis sa découverte, une armada de technologies est déployée pour voir son évolution chaque année et suivant les saisons. Des stations au sol et de nombreux satellites mis en fonction par la Nasa scrutent les humeurs de l'ozone.

Depuis les années 70, l'épaisseur de la couche d'ozone est passée progressivement de 3 mm à 1,5 mm pour le mois d'octobre. Sa taille fluctue d'une année sur l'autre ; elle atteint son maximum en septembre 2006 avec une superficie de 29 millions de km², ce qui correspond à une perte d'ozone de 40 mégatonnes. En 2007, le trou d'ozone atteint la taille de 25 millions de km².

 

 

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