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L'évolution du climat préoccupe. La Nasa a mis en place des satellites d'observation qui suivent précisément les paramètres-clés de l'environnement, depuis les éruptions volcaniques jusqu'aux brusques changements climatiques en passant par les niveaux d'ozone.
Représentation : Nasa
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Le réchauffement amorcé risque de se poursuivre. En effet, si l'on continue de rejeter du CO2 à cette allure, le taux de ce gaz dans l'atmosphère aura augmenté d'environ 40% en 2100.
Et même si l'on arrêtait d'émettre du CO2 maintenant, il faudrait encore près d'un siècle pour qu'il quitte l'atmosphère, absorbé par les océans.
Or, entre temps, il aura contribué à faire augmenter la température. Cette hausse du thermomètre aura été suivie d'une élévation de l'humidité de l'atmosphère. L'eau aura ainsi piégé encore davantage le rayonnement, donc la température aura augmenté encore plus.
Des conséquences dramatiques
Si cette hypothèse semble plausible, il reste délicat de prévoir avec exactitude les conséquences climatiques pour chaque région du globe.
L'élévation de température devrait être plus forte aux pôles qu'à l'équateur. L'Arctique devrait ainsi gagner 4 à 7 °C dans les cent prochaines années. Suivant les modèles, le réchauffement se manifesterait davantage sur les continents que sur les océans, la nuit que le jour et plus en hiver qu'en été. Le régime hydrologique devrait être modifié par l'accélération du cycle évaporation-précipitation. Tout comme les courants marins.
D'autre part, si le climat se réchauffe encore, le niveau de la mer continuera de s'élever d'environ un mètre à moyen terme, entraînant un recul des côtes de 100 mètres et l'inondation des basses altitudes comme le Bengladesh, les Maldives et New York.
Une autre chose semble acquise, c'est le caractère répétitif d'événements météorologiques alors exceptionnels. Bien sûr, ces changements rapides auraient un impact sur l'homme, mais aussi sur toutes les espèces vivantes du globe. Un réchauffement de 1°C se traduirait par un déplacement vers le nord de 180 km des aires de répartition des espèces. Et par des extinctions...