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L'EPR

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Les centrales nucléaires françaises, dont l'âge moyen est de 20 ans, étaient prévues pour durer 30 ans. Elles vont en fait être prolongées jusqu'à 40 ans, voir 60 ans. Pourtant, il faudra bien un jour passer à autre chose, et si possible de mieux.

L'EPR (European Pressurized Reactor) a pour vocation de remplir le "trou" entre la deuxième génération de réacteurs (ceux actuellement en fonctionnement) et la quatrième génération, celle des réacteurs propres et utilisant une matière première inépuisable (voir page suivante), dont on ne devrait pas profiter avant une trentaine d'années.

© TVO
Olkiluoto 3 sera la cinquième centrale finlandaise et la première construite en Europe depuis plus de 10 ans. C'est une centrale identique à celle-ci qui devrait voir le jour en France à Flamanville en 2012.

L'EPR réacteur est le grand espoir à court terme d'Areva, qui espère vendre ce nouveau réacteur à plusieurs pays dont la Chine et les Etats-Unis. Une première unité d'une puissance de 1600 MW a déjà été commandée par la Finlande, premier pays à relancer officiellement son programme nucléaire. Ses avantages sont un meilleur rendement (10% d'électricité en plus avec le même volume d'uranium), une sûreté améliorée (systèmes combinés et abaissement automatique de la température en cas de fusion du sœur), et une utilisation accrue du MOX, ce qui permettrait de recycler davantage de déchets issus des réacteurs actuels.

Toutefois, l'EPR ne constitue pas véritablement de révolution dans l'industrie du nucléaire. De l'aveu même de ses concepteurs, cette technologie est au point depuis au moins 20 ans, les décisions politiques étant considérablement plus lentes que les avancées scientifiques.

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