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2. Des plantes plus résistantes

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Champs de riz
© Syngenta
Si l'on s'inquiète beaucoup du tarissement des ressources pétrolières, le manque d'eau pourrait bien être le véritable enjeu de ce siècle. L'irrigation est responsable de 60 à 90% du prélèvement d'eau douce selon les régions. Rien que l'an dernier en France, de nombreux cultivateurs de maïs n'ont pas pu irriguer leurs champs, et ont subi un préjudice important.

C'est à partir du gène d'une bactérie (Escherichia Coli) que Ajay Garg et Ray Wu ont modifié du riz de la variété Indica, la plus cultivée dans le monde. Ce gène synthétise le tréhalose, un sucre qui protège les organes de la plante contre les stress environnementaux : sécheresse, froid, salinité du sol. Les nouvelles variétés de riz créées peuvent survivre plusieurs jours sans être arrosées, et pousser dans de l'eau à 6 grammes de sel par litre. Les plantes normales ne survivent pas à un tel traitement ou voient leur croissance sévèrement inhibée.

Améliorations multiples
Mais les effets bénéfiques ne s'arrêtent pas là : le riz est aussi plus résistant au froid (il résiste à des températures inférieures de 10°C par rapport aux variétés classiques) et améliore sa photosynthèse (qui transforme le dioxyde de carbone en oxygène). Les deux chercheurs n'ont pas l'intention de faire du profit avec leur découverte, mais veulent au contraire la diffuser dans le domaine public, conscients des enjeux alimentaires : 9 milliards d'être humains sur Terre en 2050, et toujours moins de terres agricoles disponibles.

Le sorgho au secours du maïs
Une équipe du groupe français Limagrain travaille sur une variété de maïs génétiquement modifié, résistant au stress hydrique. En y incorporant un gène de sorgho, une céréale africaine connue pour ses faibles besoins en eau, on économise jusqu'à 25% d'eau. La même équipe planche d'ailleurs sur un autre maïs dont les besoins en engrais seraient réduits.

Car les nitrates et l'azote augmentent en effet la teneur en protéines des céréales, mais ils polluent aussi les sols et l'eau. En renforçant l'action d'un gène naturellement présent dans la plante, on améliore le rendement sans avoir recours à des produits chimiques en grosse quantité.

A venir :
des tomates, melons, chou-fleurs et brocolis qui flétrissent moins vite..

Et aussi » Notre dossier sur la sécheresse
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