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Lutter contre les insectes

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Champ de coton. © Syngenta
Les OGM les plus cultivés dans le monde sont ceux de type Bt. Bt est le terme communément utilisé pour désigner des protéines issues de la bactérie Bacillus thuringiensis, cette bactérie qui produit des protéines toxiques pour certains groupes d'insectes.

Par transgénèse, les gènes codant pour ces protéines sont introduits dans les cellules mêmes de la plante, lui permettant ainsi de s'auto-protéger contre les attaques d'insectes. Une vraie avancée pour l'agriculteur, dont les ravages des insectes pouvaient faire chuter les rendements jusqu'à 15% par an. Mais une avancée aussi pour l'environnement, puisque les plantes Bt ne nécessitent pas de recours aux insecticides chimiques.

La première plante a avoir bénéficié de cette technologie génétique est le coton, en 1996. Le cotonnier souffre d'importantes attaques d'insectes ravageurs, surtout des papillons. Leurs chenilles s'attaquent aux feuilles et aux fleurs, provoquant des pertes de rendement importantes ainsi qu'une dépréciation de la qualité de la fibre. Pour protéger leur production, les agriculteurs utilisaient jusqu'ici des insecticides. Le coton reçoit ainsi à lui seul 20% des épandages d'insecticides mondiaux, toutes cultures confondues.

Aujourd'hui 13,5 % du coton cultivé dans le monde est du coton Bt. En Chine, sa part est même de 51%. Si les semences coûtent plus cher à l'achat pour l'agriculteur, le bénéfice est quand même meilleur, car il économise le coût des traitements chimiques, et le gain de rendement est de 10%. Le prix de vente est également plus élevé.

Le maïs Bt est la deuxième culture concernée. Il représente aujourd'hui 13% des surfaces de cultures génétiquement modifiées dans le monde, soit 9,1 millions d'hectares. Le maïs est surtout victime de la pyrale, un papillon qui provoque des dégâts significatifs sur cette céréale, ainsi que sur d'autres cultures dont le sorgho, le coton et de nombreux légumes.

La technologie Bt n'est quand même pas un remède miracle. Elle n'est opérante que contre certains insectes. Seule une combinaison raisonnée entre cultures Bt et emploi d'insecticides permet alors d'assurer une lutte complète contre les ravageurs.

A venir :
du soja et des melons anti-pucerons, des caféiers résistants à la mineuse des feuilles
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