Comme nous l'avons vu, les causes naturelles ne suffisent
pas à expliquer le changement climatique constaté. C'est bien que l'Homme
joue le rôle principal.
Cette affirmation est celle
de plus de 600 climatologues qui se réunissent depuis plus de cinq ans au sein
du GIEC, le Groupe Intergouvernemental des Experts sur l'Evolution du Climat.
Tous ont leur propre sujet de recherche, certains n'appartiennent pas aux mêmes
écoles de pensée, mais tous en arrivent aux mêmes conclusions :
les causes
du réchauffement climatique sont attribuables à 90% aux activités humaines, et
en particulier à la production massive de gaz à effets de serre.
Car si
la déforestation ou les trop fortes consommations d'énergie contribuent également
au réchauffement climatique, le plus grand dommage que nous causons à notre planète
se concentre dans l'atmosphère. L'utilisation massive d'aérosols et les émissions
incroyables de dioxyde de carbone (presque 380 ppm au lieu de 280, rappelons-le)
et de méthane bouleversent totalement la composition chimique de l'atmosphère,
sans aucune commune mesure passée.
» En
quoi l'augmentation des gaz à effets de serre est-elle liée à celle des températures
moyennes ?
L'effet de serre, c'est ce phénomène naturel qui sert,
en quelque sorte, de chauffage central à la Terre. Il est assuré par les concentrations
de vapeurs d'eau, de CO2 et de méthane dans l'air. Il est l'un des éléments qui
assure la stabilité des températures moyennes. Comment ? La température moyenne
de la Terre est stable seulement quand le système climatique de la Terre et de
l'atmosphère reçoit une quantité d'énergie égale à celle renvoyée dans l'espace.
On appelle ce phénomène le bilan radiatif de la Terre. Quand il est nul, les températures
sont stables.
» Comment
les gaz à effet de serre bouleversent le bilan radiatif terrestre ?
L'augmentation du taux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère chamboule cet
équilibre. Aujourd'hui, le système climatique Terre-atmosphère dispose d'une quantité
d'énergie plus élevée que celle qui est renvoyée dans l'espace. Les températures
moyennes sont donc plus élevées.