Le climat se réchauffe, l'environnement en subit les conséquences
et ce sont bien sûr les populations qui en font les frais. Pour autant,
est-il vrai par exemple que d'ici 20 ans, la moitié des espèces de poissons auront
disparu ? La réponse est non : nous imaginons en effet difficilement comment
50% des espèces de poissons peuvent disparaître d'ici 2100, alors
que nous ne connaissons que 2% de nos océans. Mais cela ne vaut pas dire
qu'on ne doit pas s'attendre à de gros bouleversements dans le monde du vivant.
Les premières observations
Les scientifiques ont même
déjà remarqué un changement dans les répartitions des espèces. Cela
signifie que nous ne les trouvons plus là où nous les trouvions il y a encore
50 ans. C'est d'autant plus vrai pour les espèces qui peuplent les hautes latitudes
de l'hémisphère Nord.
Certaines espèces sont-elles réellement menacées
? Oui : un écosystème bouleversé égale un changement considérable de milieu, et
avec le réchauffement climatique, certains ne peuvent plus assurer leur survie.
Les chaines trophiques sont perturbées, les territoires méconnaissables ou inexploitables.
Si certains animaux ou végétaux ont déjà entamé leur migration à la recherche
de milieux vivables ce n'est pas par luxe ou simple envie de changer.
Revenons
aux poissons : malgré ce que nous avons dit plus haut, ils sont menacés
par le réchauffement (en plus d'être les victimes des surpêches).
L'acidification des milieux marins perturbent très largement la production
de carbonate. Plus simplement les animaux à coquilles sont menacés
de ne plus pouvoir, dans le furur, les fabriquer.
Le cas des ours polaires
Ces
grands carnivores, sans doute bien moins passifs et affectueux que nos oursons
de l'enfance, sont parfaitement bien adaptés aux écosystèmes des régions polaires
et donc, du même coup, parmi les premiers à souffrir du réchauffement climatique.
Les banquises perdant de leur surface et de leur épaisseur, leurs territoires
diminuent considérablement. Ils ont donc également de gros problèmes de subsistance.
Les récoltes agricoles
On le sait, les végétaux
raffolent du carbonne, nécessaire à leur photosynthèse. Pourtant,
ils ont aussi du mal à s'y retrouver. Aujourd'hui il est devenu difficile de prédire
à quelle période telle ou telle plante va germer. Pour les récoltes traditionnelles
il y a ce même problème. Ajoutez à cela les éventuelles sécheresses ou inondations…
Le réchauffement climatique peut donc aussi engendrer des famines.