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POURQUOI
 
Décembre 2006

Pourquoi on met moins de temps à faire New York-Paris que Paris-New York ?

Un avion qui part de Paris pour atterrir à New York met 7h50 à 8 h à faire le trajet. Dans le sens retour, le vol dure 45 minutes de moins environ. Un décalage systématique, du à la rotation de la Terre.

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Non, les avions ne décident pas subitement de ralentir à l'arrivée à Paris pour admirer la Tour Eiffel. Le ralentissement au retour est du à un fort courant aérien : le courant-jet.

Un couloir aérien naturel

Au départ, le soleil réchauffe les régions équatoriales beaucoup plus que les régions du globe. L'air chaud monte et commence à se diriger vers les pôles. Mais comme la Terre tourne sur elle-même, le vent est dévié. En effet, la vitesse de rotation est de 1670 km/h à l'équateur et elle est nulle aux pôles.

Les masses d'air chaud prennent donc de l'avance au fur et à mesure qu'elles progressent vers les pôles. Et lorsqu'elles atteignent les 30° de latitude, leur vitesse est tellement forte qu'elles ne progressent plus du tout dans le sens vertical.

Le courant-jet souffle entre 8 et 14 km d'altitude. Il encercle la Terre et souffle de 120 à 200 km/h plus vite que la masse d'air qui l'entoure. Ce vent souffle toujours d'ouest en est. Image © spectacleaerien.qc.ca

On a donc une sorte de couloir, de 50 à 150 km de large, dans lequel le courant-jet est bloqué. Ce courant n'est toutefois pas régulier : on observe des variations importantes selon les saisons (il faiblit pendant l'été) et des "trous" dans les couloirs. De plus, le courant-jet de l'hémisphère Nord est plus instable et plus fort que celui de l'hémisphère sud.

L'Atlantique Nord très fréquenté

Plusieurs compagnies aériennes cherchent à profiter au maximum du courant-jet. La région du Québec est ainsi très survolée : les envolées au départ de Montréal, Toronto, Détroit, Chicago, New York, San Francisco et Los Angeles vont toutes converger vers le Québec pour emprunter les meilleures routes vers l'Atlantique Nord. Dans le sens retour, on cherchera au contraire à éviter ce fameux couloir.

Chez Air France, il y a bien une personne qui surveille les vents aériens, mais la compagnie affirme ne pas modifier ses trajets pour autant. Un courant-jet particulièrement fort peut pourtant faire perdre 50 minutes sur un Paris-New-York.

L'avantage procuré par le courant-jet a un revers de la médaille : il est aussi à l'origine de la plupart des dépressions qui arrivent en Europe.

 

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