Comment dépolluer l'espace ? Placement sous haute surveillance

Au vu de ces risques potentiels, les scientifiques scrutent leurs moindres faits et gestes pour agir rapidement. Mais ils les répertorient et élaborent presque une carte orbitale afin de savoir où placer les prochains satellites. Une armada de technologies est à leur disposition.

 

Les moyens au sol

 

Les Américains ont mis au point un système de radars et de télescopes appelé USSPACECOM chargé, entre autres, de surveiller les satellites en orbite (surtout ceux de la défense) et les débris qui peuvent les endommager. Les Russes disposent, également, d'un système de surveillance.

La France est un des pays les mieux équipés pour observer et répertorier ces objets spatiaux grâce aux deux télescopes ROSACE et TAROT du CNES/CNRS. ROSACE est un télescope situé à l'Observatoire de Haute Provence. Il garde un œil sur les engins en orbite géostationnaire et géosynchrone. TAROT, situé à l'Observatoire de la Côte d'Azur, près de Grasse, lui prête main forte (un autre se trouve au Chili).

 

Les radars et les télescopes peuvent distinguer des objets de taille supérieure à 1 centimètre placés en orbite basse ou géostationnaire. Au-delà, il faut faire appel à d'autres techniques.

 

Les moyens en orbite

 

les satellites permettent de suivre les débris et d'estimer leur trajectoire.
Les satellites permettent de suivre les débris et d'estimer leur trajectoire. © ESA

Les scientifiques ont mis en place des détecteurs sur des satellites porteurs militaires et civils tels que Hubble.   

Ces appareils placés en orbite peuvent, alors, repérer et suivre des déchets de petite taille, inférieur à 1 cm. Le CNES et l'ONERA (Centre français de recherche spatiale) ont mis au point des détecteurs capables de suivre la trajectoire et d'analyser la vitesse, la composition chimique... de la particule.

 

Ces systèmes de surveillance servent essentiellement à cataloguer et suivre les gros débris, c'est ainsi qu'on sait aujourd'hui combien gravitent au-dessus de nos têtes. Mais il en existe des millions d'autres, plus petits et tous aussi dangereux. Comment éviter les accidents ?

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