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Au fond de ce cratère de 35 km de large et 2 km de profondeur, on peut voir un reste de glace. Cette calotte ne peut en effet pas être du CO2 gelé, car à l'époque où la photo a été prise (en été), ce dernier est déjà évaporé dans l'hémisphère Nord, où il se condense massivement durant l'hiver.
Photo : ESA/DLR/FU Berlin
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Une fois que l'on sait ce qu'on veut trouver, reste à ne pas envoyer des sondes au hasard. Un robot comme Opportunity parcourt au maximum quelques mètres par jour : pas de quoi couvrir toute la surface martienne, qui fait tout de même 145 millions de km²...
Les astrobiologistes se concentrent donc sur tous les environnements susceptibles d'avoir reçu de l'eau liquide par le passé : réseaux fluviaux, roches poreuses, édifices volcaniques, et cratères d'impact.
Ces derniers pourraient en effet avoir accueilli des sources hydrothermales, la croute martienne étant très morcelée sur les lieux de l'impact. L'eau stagnante y aurait aussi plus facilement séjourné.
De même, on va privilégier l'exploration des roches sédimentaires, les seules dans lesquelles on peut éventuellement découvrir des fossiles. Les calottes polaires, dont on suppose qu'elles abritent des lacs sous-terrains, sont aussi à explorer. Enfin, comme on cherche de la vie souterraine, il est important pour les prochaines missions de trouver un endroit où l'on pourra facilement effectuer des forages, donc où la couche superficielle est mince.
Mais difficile de ne pas se tromper en l'absence d'analyse minéralogique. Les scientifiques ont longtemps cru par exemple que le site de White Rock, un grand cratère de couleur blanche, était le vestige d'un ancien lac dont le fond était recouvert de sel. Hélas, la sonde Mars Global Surveyor a finalement révélé que White Rock n'est simplement qu'un vaste désert recouvert de poussière plus claire que celle environnante.