Du coup, la seconde qui était jusque là basée sur une fraction du jour puis de l'année terrestre, a été redéfinie en fonction de l'oscillation de l'atome de césium en 1967 lors de la 13e Conférence générale des poids et mesures. Une seconde atomique est exactement égale à 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux (hyperfins) de l'état fondamental du césium 133.
Le hic, c'est que ce TAI (Temps Atomique International), parfaitement régulier, ne correspond plus tout à fait au temps universel astronomique (TU1, défini sur la base de la durée du jour au 1er janvier 1958). Un jour avec 86 164 secondes TAI est plus court de 2,5 millisecondes qu'un jour solaire moyen actuel (TU0, TU1 étant obtenu à partir de TU0 en corrigeant des effets dus aux mouvements de l'axe de rotation de la Terre).
En
1972, on a donc définit une troisième échelle de temps : le temps universel coordonné (UTC). Il est calqué sur le TAI avec une correction de quelques secondes de façon à ce que la différence UTC-TU1 (en valeur absolue) ne dépasse jamais 0,9 secondes.
22 secondes de plus
Depuis l'instauration de ce système, on a dû ajouter 22 secondes au temps TU1. Et, cocorico, c'est un organisme basé en France, le Service International de la Rotation de la Terre et des Systèmes de Référence (IERS) à l'Observatoire de Paris, qui est chargé des mises à jour. Les "sauts de seconde" sont programmés soit pour le 1er janvier, soit pour le 1er juillet à minuit. Cette année, le "sursis" aura donc été pour les fêtards, et non pour les vacanciers estivaux...
Pour en savoir plus :
» Sur le Web :
Le site de l'observatoire de Paris | Les dates des sauts précédents
» Pourquoi les planètes sont rondes ?