Que s'est-il passé ? Comment expliquer le phénomène observé ?
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Les pelotes d'ADN de banane sont isolées et flottent entre deux liquides. Photo © L'Internaute magazine
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Première étape : le rôle du sel
Le sel est hydrophyle, il a donc absorbé une partie de l'eau contenue dans les cellules de la banane. De plus, il a la capacité de séparer au sein d'une même cellule, l'ADN de certaines protéines. Après ce premier stade, l'Adn est isolé mais toujours prisonnier de la cellule.
Seconde étape : L'ajout du liquide vaisselle
Pour libérer l'adn, il faut le faire sortir du noyau et de la cellule. Il faut donc faire disparaître les membranes cellulaires. Or, ces dernières sont essentielelment constituées d'eau et d'huile (lipides). Comme le liquide vaisselle détruit les résidus gras sur les verres, assiettes, etc., il est aussi capable d'éliminer les lipides composant les membranes cellulaires et de libérer les molécules d'ADN.
Dernière étape : l'alcool à brûler
L'alcool permet aux molécules d'ADN de se rassembler en pelotes. Ce phénomène est observable car l'ADN ne peut se dissoudre dans l'alcool. C'est pourquoi aujourd'hui, on choisit de conserver les spécimens dans de l'alcool plutôt que dans du formol qui détruit l'ADN. Les pelotes d'ADN restent entre l'alcool et l'essence de banane : c'est une question de densité des liquides.