La découverte des fossiles géants remet en cause les théories des grandes crises de l'évolution

 

Une équipe de chercheurs français, allemands, américains et suisses ont découvert récemment des fossiles de gastéropodes « géants » dans des affleurements de l'Utah (Etats-Unis) datés du début du Trias inférieur soit 1 million d'années après la grande crise permo-triassique (-252.6 millions d'années) qui a vu l'extinction de 90% des espèces marines. Leur taille de 7 centimètres vient contredire la théorie des géologues dite « effet Lilliput » où les organismes ont diminué drastiquement de taille pour résister aux conditions environnementales post crise. Les résultats de l'étude menée sont publiés dans le numéro de février de la revue Geology.
La crise permo-triassique est la crise la plus importante qu'aie connue la Terre au cours des derniers 540 millions d'années. Plus de 90ù des espèces marines ont alors été rayés de la carte. Les scientifiques estimaient qu'au cours des millions d'années suivant cette crise, les organismes marins comme les gastéropodes et les bivalves ont réduit leur taille afin de répondre aux changements environnementaux contraignants tels que la baisse de l'oxygénation de l'eau ou encore l'effondrement de la chaîne alimentaire. La mise au jour récente de ces fossiles prouve qu'en moins d'un million d'années, certains gastéropodes ont bien remontés la pente. Cela tend à montrer que les écosystèmes marins étaient déjà bien engagés peu de temps après une crise si violente. Les scientifiques continuent leurs recherches sur le site de l'Utah afin d'étayer leurs nouvelle théorie  en trouvant des bivalves.

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