Crimes : les sciences mènent l'enquête Technique de reconnaissance faciale

Depuis les attentats du 11 septembre à New York, la sécurité dans les aéroports a été très renforcée. De nombreuses caméras scrutent les passagers et traquent les moindres signes étranges ou considérés comme anormaux. La police scientifique analyse les images prises par des vidéos surveillance lors de braquage ou même d'agressions dans les rues.

 

une caméra puissante permet de distinguer une personne dans la foule.
Une caméra puissante permet de distinguer une personne dans la foule. © L'Internaute Magazine

Tous placés sous surveillance

 

Au cas où vous l'ignoreriez encore, nous sommes filmés lorsque nous mettons le nez dehors. De nombreuses villes de par le monde se sont dotées de nombreuses caméras de surveillance. Argument invoqué par les municipalités : réduire au maximum les actes de violence, de délinquance et même de crimes. Sous les lampadaires, dans les feux de signalisation, ou même dans les transports en commun, un œil est braqué sur nous.

Ces images prises sur le terrain sont ensuite analysées par de nombreux logiciels informatiques. Certains permettent de relever et de lire des plaques d'immatriculation à distance. D'autres enregistrent sur le vif un acte de violence ou un crime, une image du ou des suspects est alors possible à obtenir.

 

Un visage qui en dit long

 

Les images prises par certaines vidéos surveillance installées par des commerçants ou des entreprises sont parfois de mauvaise qualité. Difficile pour les policiers ou les gendarmes de retrouver les auteurs. Des logiciels informatiques ultra perfectionnés permettent d'étudier le visage dans le moindre détail. Ces traitements d'images permettent souvent d'identifier des criminels à condition que ceux-ci soient connus des services de police et de la justice.

Quatre méthodes de base sont utilisées :

- Le traitement automatique du visage. Le logiciel calcule la distance entre deux points du visage ; par exemple l'écartement entre les yeux ou la distance entre la bouche et le menton. Cette méthode est plutôt rudimentaire.

- Eigenface. Chaque partie du visage correspond à une nuance de gris. En les superposant, on peut définir un visage.

- L'analyse de points particuliers. Les ingénieurs numériques l'utilisent Elle est comparable à Eigenface sauf qu'elle s'adapte à des changements d'expressions comme le sourire.

- Les réseaux de neurones. Par des algorithmes, le logiciel peut à partir d'une image de mauvaise qualité définir un visage le plus approchant possible à partir d'une base de données.

 

L'utilisation de telles images permet de résoudre de nombreuses enquêtes. C'est ainsi qu'en 2005, les services de police britannique avaient identifié les auteurs des attentats. Ils avaient leur visage sur des caméras de surveillance dans le métro londonien.

A l'aéroport JFK à New York, les ressortissants arabes se font prendre en photo à la douane et sont automatiquement fichés. L'utilisation de tels procédés fait l'objet de vives critiques car ils mettent en péril les libertés individuelles.

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