Le maximum de l'explosion démographique a été atteint dans les années 1960,
avec 2% de croissance par an. Avec un tel taux, la population double tous les
35 ans : nous serions 50 milliards en 2100 ! Heureusement, le taux de croissance
s'est ralenti : nous en sommes à 1,21% aujourd'hui et l'on prévoit un taux de
0,37% en 2045.
Cela grâce à la baisse continue de l'indice de fécondité : de 4,49 enfants
par femme en 1970, on est passé à 2,65 aujourd'hui et le taux devrait encore baisser
à 2,04 en 2050.
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| Source : Nations Unies / © L'Internaute
Magazine |
L'Asie et l'Afrique tirent la moyenne vers le haut
Mais cette tendance cache de grandes disparités. Plusieurs pays africains ont
des taux exorbitants, supérieurs à 6 ou 7. Au Rwanda, par exemple, les femmes
ont en moyenne 8,3 enfants. Du coup, les 50 pays les moins avancés vont plus que
doubler, passant de 0,8 à 1,7 milliards.
Sur la période 2005-2050, neuf pays vont à eux seuls contribuer à la moitié
de la croissance mondiale : l'Inde, la Pakistan, le Nigéria, la République Démocratique
du Congo, le Bangladesh, l'Ouganda, les Etats-Unis, l'Ethiopie et la Chine. (Cette
dernière, bien qu'ayant un taux de fécondité très bas - 1,7 -, a une contribution
importante, car sa population de départ est elle-même très importante).
L'Europe rétrécit
Au contraire, la population dans les pays développés devrait être sensiblement
identique en 2050 (autour de 1,2 milliards). Certains pays vont même voir leur
population baisser : selon les chiffres de l'ONU, l'Allemagne devrait perdre un
cinquième de ses 82,5 millions d'habitants d'ici quarante ans. Même constat pour
l'Europe de l'Est, le Japon et la Russie. Cette dernière connaît déjà un déficit
de 750 000 habitants par an. L'Europe de l'Ouest pourra toutefois compter sur
l'allongement continu de l'espérance de vie et l'immigration pour freiner la "dépopulation".