Le taux de natalité ne suffit pas à décrire la réelle propension des femmes
à procréer, car il est lié à la structure par âge de la population. Le taux de
fécondité, au contraire, permet d'imaginer le profil de la population concernée.
Une population immigrée, par exemple, peut avoir une forte fécondité, mais une
faible natalité si les immigrés sont en majorité des hommes.
Le calcul
Pour s'affranchir de cet effet de structure, on rapporte donc le nombre de
naissances à celui des femmes en âge de procréer. Pour des raisons biologiques
et pratiques, on a choisi de s'intéresser à la fécondité chez les femmes (comme
les humains sont essentiellement monogames on peut considérer que le "taux de
fécondité" chez les hommes serait sensiblement identique).
Le taux de fécondité s'exprime selon la formule : 
Où N (x,t) est le nombre d'enfants nés de femmes d'âge x à l'année
t, PF(x,t) la population féminine d'âge x la même année,
et PF (x, t+1) la population féminine un an après.
On peut calculer le taux pour chaque âge, et on obtient la courbe suivante.
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Le taux de fécondité est évidemment
nul avant la puberté et après la ménopause. La tranche "d'âge
utile" se situe entre 15 et 50 ans.
Source : INSEE, France métropolitaine © L'Internaute
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Du taux de fécondité à l'indice de fécondité
Mais plus que le taux de fécondité, il est intéressant de connaître le nombre
moyen d'enfants par femme. Ce chiffre est appelé indice de fécondité. Pour cela,
on fait la somme de tous les taux de fécondité par âge entre 15 et 50 ans, soit
la formule :

Cette formule n'est vraie que si l'on considère la population PF constante
sur la période, c'est-à-dire en l'absence de mortalité ou d'émigration.