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Sujet illustré

C'est pendant le Moyen-âge que la science occidentale prend forme. D'un côté elle s'enrichit des apports antiques relayés par le monde arabo-musulman (L'héritage des sciences arabes), de l'autre, elle est clairement dépendante de la religion. Elle est alors un outil de foi. Normal donc que l'avènement de la science moderne pose quelques soucis aux dogmes religieux.

 

Nicolas Copernic (à gauche) et Galilée (à droite) ont souffert de la censure religieuse. Leurs travaux n'ont été reconnus que bien longtemps après leurs décès. Photo © DR

Prémices d'une rupture

Les deux siècles qui précèdent celui des Lumières marquent un nouveau tournant dans les rapports science et religion. D'une part, la science est de plus en plus pratiquée par des laïques, de l'autre, les savants, toujours croyants, s'affranchissent progressivement des vérités absolues diffusées par les théologiens.

Ainsi, les deux figures les plus célèbres de ce changement sont Copernic et Galilée. Au XVIe siècle, le Pape Paul III décide de modifier le calendrier. Pour cela, il demande à Copernic de vérifier les travaux de Ptolémée par une étude approfondie du Soleil et des planètes. Le Pape veut alors que le savant réaffirme clairement que la Terre est au centre de l'Univers, sous entendu que la Terre est bien le centre de la création divine. La suite vous la connaissez. Copernic repère rapidement l'erreur mais ne la signale pas immédiatement. La peur d'être considéré comme un hérétique le force à attendre la fin de sa vie pour publier ses données.

Dans la même lignée, les travaux de Galilée au XVIIe siècle, montrent que ce n'est pas autour de la Terre mais bien du Soleil que "tout" s'organise. Malgré les pressions de l'Eglise, Galilée ne cède pas et maintient son propos. Il est alors jugé et condamné lors de son procès.

Ces deux savants, fervents croyants, remettent en cause la véracité des écrits religieux via leurs découvertes scientifiques et ainsi encouragent les débuts de la science moderne.

Que les Lumières soient

La philosophie des Lumières insiste sur le fait que l'Homme, comme il n'est pas un être absolu et divin, est limité : il n'a pas accès à la connaissance ultime. Néanmoins, il peut prétendre à la connaissance objective, qui pour les Lumières, s'acquiert par la science. Elle réaffirme que la science n'a pas réponse à tout, mais aussi, qu'il est dangereux d'attendre des réponses fiables des textes religieux là où la science est dans une impasse.

Le point de vue de Newton reprend clairement ces préceptes. Pour lui, la création du Monde, comme ses structures et son devenir, s'expliquent par des causes mécaniques. On peut ainsi comprendre le fonctionnement du Monde grâce à la science. Et Dieu dans tout ça ? Newton ne l'oublie pas, il le nomme même garant de l'ordre du Monde. Newton et les Lumières commencent à faire la part des choses entre la science et la religion, en créant des paliers de connaissance.

En savoir plus Newton et l'arc en ciel

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