La datation des peintures préhistoriques : un problème délicat
Bien que l'on dispose de méthodes de datation physico-chimiques performantes, le fait que l'on ne puisse dater que le charbon a ses limites. Echantillons réduits, risque de contaminations par d'autres sources de carbone, risque potentiel de dater un charbon qui en réalité est antérieur à la peinture, etc.
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Chevaux de la grotte Chauvet.
Photo © DR |
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Toutefois, ces méthodes sont nécessaires pour corriger les chronologies stylistiques. Schématiquement elles ont été établies de la manière suivante : mieux c'est dessiné, plus récent c'est. Or la découverte en 1994 de la grotte Chauvet en Ariège a bouleversé cette perspective évolutionniste primaire. Les dessins y sont le support d'une perspective troublante jamais observée alors qu'ils sont plus vieux de plus de 10 millénaires que ceux de Lascaux.
Cependant, les datations au C14 ont tout de même réhabilité ces peintures en tant qu'œuvres préhistoriques et aussi de distingué les différentes phases d'exécution au sein d'une seule grotte. Ainsi, on apprend que pendant plusieurs millénaires, des groupes sont venus peindre dans les mêmes endroits, comme dans la grotte Cosquer. De quoi rajouter au caractère énigmatique de ces peintures.
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Comment... naissent les grottes ?
Mea culpa d'un sceptique
"Au cur de la préhistoire. Chasseurs et artistes."
Par Denis Vialou
160 pages, Edition Gallimard
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