Varier les tons de base
Les pigments naturels utilisés ne sont pas très nombreux et pourtant les grottes ornées du paléolithique supérieur (35 000-10 000 avant J.-C.) offrent des couleurs assez variées. C'est bien parce les hommes préhistoriques savent modifier les ressources naturelles.
La première solution, la plus évidente, est celle de mélanger différents pigments pour obtenir des teintes diverses. De plus, comme nous l'avons déjà précisé, ils savent comment transformer un matériau pour en obtenir un autre. Pour réaliser ces variations de teintes, une des méthodes employées est la chauffe des pigments. Ainsi il est possible de faire varier le degré d'oxydation d'un minéral et obtenir un rouge plus soutenu ou de passer d'un ocre clair à un brun plus foncé. Cette technique de chauffe permet aussi de recréer un matériau naturellement absent pour avoir une teinte manquante. C'est le cas de la goethite qui, par la chauffe, va se déshydrater et devenir hématite.
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