Le fort développement que connaît la robotique ne se fait pas sans quelques interrogations éthiques. Ainsi, en vue d'un potentiel avènement d'une intelligence artificielle, nous pensons déjà à "légiférer" ce nouveau monde.

 

 
Robot évoluant librement dans un labyrinthe. Photo © DR
 

Pourquoi un tel souci

Les robots sont censés nous assister dans nos activités. Généralement, on les présente sous leur meilleur jour : assistance des personnes âgées, à mobilité réduite, etc. Mais l'évolution rapide de cette branche soulève des questions très importantes : quels peuvent être les rôles des robots et surtout quelle responsabilité leur attribuer en cas de conflit ou de guerre ? Difficile de conférer une responsabilité civile et pénale à une machine. Langage, conscience artificielle, etc., face à l'augmentation de leurs capacités, difficile de leur donner un véritable statut de machine.
Une autre question : quelles peuvent être les implications sociales du développement de la robotique ?

Autant d'interrogations qui aujourd'hui nous troublent : faut-il définir une éthique des robots ? Dans la mesure où nous avons déjà bien du mal à appliquer certaines règles à l'humanité, sommes-nous capables de réussir à les appliquer aussi aux robots ?

Premier code

Au printemps de cette année, la Corée du Sud a annoncé la création de son code éthique pour le respect des robots la Charte éthique des robots. Ce texte a pour but de les protéger des abus humains et inversement. Persuadés qu'une forme d'intelligence artificielle s'apprête à émerger rapidement dans les prochaines années, les Coréens jugent indispensable la mise en place de règles définissant les lignes de conduites éthiques appliquées aux fonctions des robots.


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