Robots

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Dans la fiction, les robots sont souvent présentés comme une menace. L'Homme ne veut pas se faire doubler par les créatures qu'il crée, il craint par-dessus tout de perdre le contrôle. Pour éviter tout débordement catastrophique, les auteurs, plus particulièrement Isaac Asimov, décide de créer des lois pour maîtriser les robots.

 

 
Couvertures des deux tomes du Grand livre des robots de Isaac Asimov. Photo © DR
 

Une idée logique

C'est dans son ouvrage de 1950, intitulé Les Robots, que Asimov énonce trois lois qui ont pour but de protéger l'humanité.
» "Un robot ne peut nuire à un être humain, ni laisser sans assistance un être humain en danger."
Il faut d'abord s'assurer que les robots ne vont pas nuire aux êtres humains. Cette loi humanise les robots car elle existe déjà pour les hommes entre eux. Il est donc nécessaire de bien redéfinir leur condition, et de rappeler qu'ils ne sont pas les égaux de l'homme mais leurs inférieurs.
» "Un robot doit obéir aux ordres des humains sauf quand ils contredisent la première loi." Cela ne suffit pas, les robots ne doivent pas non plus devenir des objets de pouvoir pour les esprits humains mal intentionnés.
» "Un robot doit protéger son existence tant que cette protection ne porte pas atteinte aux deux premières lois." Pour ne pas faire passer l'humanité toute entière pour bien pire qu'elle ne l'est, Asimov rappelle que les robots ont aussi le droit de se protéger. Oui, mais seulement si cette protection ne se fait pas aux dépends de l'Homme. Par exemple, un robot en danger ne peut blesser un homme pour sauver sa propre vie.

Au fil des romans, l'auteur prend conscience des propres failles de son système légal et décide d'ajouter une autre loi. A ses yeux, cette loi est la plus importante de toutes, c'est pourquoi il ne l'appelle pas la quatrième loi mais la loi zéroième.
» "Un robot ne peut blesser l'humanité ou, par son inaction, permettre que l'Humanité soit blessée."
Elle vise à protéger l'humanité dans son ensemble afin d'éviter toute fin apocalyptique.

Lire entre les lignes

Les robots de science fiction sont humanisés à l'extrême. Souvent anthropoïdes, il est difficile de les différencier. Cette morphologie renforce la préoccupation majeure de l'homme : que les robots développent une intelligence et une conscience propres. C'est là tout le paradoxe car le fait même d'établir des lois reconnaît l'aptitude du robot à comprendre notre langage, à réfléchir et comprendre le sens de ses actes sur son existence et celles des humains. Finalement l'Homme est très prétentieux : il pense que les êtres robotisés qu'il peut créer seront tellement perfectionnés qu'ils pourront, à terme, prendre le contrôle et l'anéantir. Les robots sont un excellent thème de science fiction, surtout pour illustrer l'idée de la perte de l'homme par l'homme.

Cette littérature est malgré tout une bonne source d'inspiration pour la science. Aujourd'hui, les robots existent mais, comme nous allons le voir, ils sont encore bien loin de ressembler à leurs cousins imaginaires.


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