Cacher c'est bien, crypter, c'est plus sûr. Pour communiquer de façon plus fiable, pourquoi ne pas modifier le message, de manière à le rendre incompréhensible pour un tiers ? C'est la
cryptographie.
Cette technique consiste à remplacer les mot ou les phrases par d'autres mots, nombres ou symboles - on parle alors de code -, ou à remplacer les lettres d'un message par d'autres lettres ou symboles - et on parle alors de chiffre.
La méthode de cryptographie la plus connue est sans doute la substitution monoalphabétique, utilisée par Jules César : il s'agit de remplacer chaque lettre par la lettre suivante dans l'alphabet.
Un algorithme et une clé
Cet exemple très simple permet de voir comment fonctionne un code secret. Pour coder et décoder, il faut un algorithme (ici, changer une lettre par une autre, l'alphabet servant au chiffrage garde le même ordre) et une clé (le chiffre 1 si on décale les lettres d'un cran).
Cependant, cette méthode offre peu de sécurité : une simple analyse des fréquences des lettres dans le message codé permet de retrouver l'original.
Pour pallier à cette faiblesse, Vigenère, un mathématicien français, invente en 1596 un système polyalphabétique : le carré de Vigenère. Il comporte plusieurs alphabets de substitution, définis par les lettres d'un mot clé. Malheureusement, ce code est cassé en 1854.
Eh oui, c'est une constante de l'histoire de la cryptologie : ceux qui font les codes (les cryptographes), sont souvent talonnés, de plus ou moins loin, par ceux qui les cassent (les cryptanalystes).