L'usage intempestif des pesticides dans l'agriculture revient sur le devant de la scène. Le rapport Belpomme sur les répercussions néfastes de ces produits sur l'environnement aux Antilles est accablant. L'eau et le sol seraient pollués. Ce rapport parle également de la hausse des cancers parmi la population sans pour autant faire un lien avec les pesticides. Qu'en pensez-vous ?
Pensez-vous que les agriculteurs utilisent beaucoup trop de pesticides ?
Pour certains, oui. Mais je pense qu'un grand nombre d'agriculteurs prennent davantage conscience des dangers de ces produits.
Les mangeraient-ils à la petite cuillère s'ils n'étaient pas nocifs pour l'homme.
Sur les emballages de ces produits figurent une tête de mort ; cela ne veut-il pas tout dire ?
C'est la mort immédiate des parasites visés mais c'est aussi une mort sournoise, avancée, programmée pour les humains qui consomment ces produits traités.
Comment diminuer sensiblement leur utilisation sans pour autant réduire la production agricole ?
Ca, ce n'est pas mon domaine. Je ne suis pas spécialiste en la matière. Mais il doit exister des moyens naturels pour lutter contre tout prédateur indésirable.
En me promenant le long d'un champ, j'ai découvert 2 merles morts : le champ venait d'être traité la veille. On vise des insectes et on tue les oiseaux...
Pensez-vous que la culture biologique soit l'avenir ? Pourquoi ?
C'est certain. Quand on cherchera la qualité saine du produit et non la recherche du profit financier, tout sera rentré dans l'ordre.
Il faut revenir au cycle naturel de la nature. Cela commence déjà pour ceux qui refusent de s'y mettre : leurs terres deviennent de plus en plus stériles. Ils vont à leur et à notre perte.