Les marines et les paysages forestiers sont
généralement associés à la peinture romantique,
qui, au XIXe siècle, place la nature au cœur de
ses préoccupations. Mais elle n'est pas la seule
: de l'autre côté du globe, le Japon
donne aussi sa version du monde.
En Occident
Au XIXe siècle, le paysage est le thème favori des
peintres romantiques allemands. Tandis que Joseph
Anton Koch est encore fortement influencé par Poussin
dans ses paysages "héroïques", Philip Otto Runge,
Friedrich Overbeck et surtout Caspar David Friedrich voient dans le paysage
la partie visible de la création divine. Ces artistes transforment les cascades, comme celle de Bad Urach, en paysages spirituels.
Les paysagistes anglais, Turner et Constable, s'attachent
à traduire leur émotion. Chez Turner, les cascades apparaissent sous
la forme de marines tourmentées ou dans des paysages
grandioses. Constable préfère, lui, les ruisseaux
et fleuves tranquilles qui traversent de paisibles
paysages de campagne anglaise.
En Orient
Ecole d'art japonaise du XIXe siècle, l'Ukiyo-e
("images du monde flottant") a beaucoup inspiré
des artistes tels que Degas, Gauguin ou encore Van
Gogh. Artistes emblématiques de ce courant, Hokusai,
Hiroshige et Kunisada accordent une place prépondérante
à la nature. Le mont Fuji, la mer du Japon et la
forêt de Nara sont alors des éléments fondamentaux
de leurs paysages romantiques et sentimentaux.