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"On ne devrait pas dire "gardien de prison" : les prisons ne sont pas à garder, ce ne sont pas elles que l'on garde. On devrait plutôt dire "gardien d'hommes", ce qui serait plus proche de la réalité. Gardien d'hommes, un drôle de métier."
"Le bruit des trousseaux"
"Il faut se méfier des réponses, elles ne sont jamais ce qu'on veut qu'elles soient, ne croyez-vous pas ?"
"Les âmes grises"
"Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est ni tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil…"
"Les âmes grises"
"Enfin, un jour de novembre, le bateau parvient à sa destination, mais le vieil homme ne veut pas en descendre. Quitter le bateau, c'est quitter vraiment ce qui le rattache encore à sa terre. Deux femmes alors le mènent avec des gestes doux vers le quai, comme s'il était malade. Il fait très froid. Le ciel est couvert. Monsieur Linh respire l'odeur du pays nouveau."
"La petite fille de monsieur Linh"
"La guerre, c'est quelque chose qui marque. Un écrivain ne fait que métaphoriser le monde, c'est une problématique qui me hante. L'écrivain est un veilleur."
Entretien pour France 2, 2005.
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