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Les "mingong" sont ces paysans chinois qui migrent par milliers vers les grandes villes côtières de la Chine. Une réalité sociale dont on parle encore peu, et dans laquelle a choisi de nous plonger l'auteur Stéphane Fière. "La promesse de Shanghai", publié aux éditions Bleu de Chine, emprunte la narration à la première personne pour décrire par le menu la vie d'un mingong, ses aspirations, son entourage, ses heures de travail acharné dans les chantiers.
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Stéphane Fière
était en chat sur L'Internaute
Bientôt la retranscription
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Le style est particulier : factuel mais humoristique, il s'autorise des raccourcis évocateurs, dans un élan aux résonnances orales. Au fur et à mesure de petits paragraphes comme des notes de journal autobiographique, l'auteur dresse le portrait de toute une société qui court frénétiquement après le progrès.
Marié à une Chinoise et parlant couramment le mandarin, Stéphane Fière vit depuis plusieurs années en Chine. S'il ne fait certes pas partie du milieu qu'il décrit, son observation et sa connaissance du monde chinois lui ont permi d'offrir aux lecteurs un roman tout à fait réaliste.
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"La promesse de Shanghai" |
Auteurs : Stéphane Fière |
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Lui qui a étudié à Sciences Po puis la science politique et l'économie chinoise à Harvard, et qui s'est consacré d'abord à une carrière commerciale entre USA et Chine, s'est également plongé dans le milieu chinois, et non dans celui des expatriés, grâce à ses attaches familiales. Une patrie qu'il ressent comme étant la sienne, peut-être même plus que le serait la France. Des attaches qui se ressentent dans son écriture qui sonne parfois comme une traduction brute de décoffrage. D'ailleurs, quelques notes en bas de page sont effectivement des traductions des expressions mandarines.
Stéphane Fière, le "long nez" (occidental), viendra en "chat" répondre aux questions des lecteurs sur son expérience de la Chine et sur son roman, "La Promesse de Shanghai".
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