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03/10/2006
Patrick Sionneau, l'homme aux mille expériences
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Après de nombreux postes de président, responsable et directeur, Patrick Sionneau dirige le célébre Casino d'Enghien-les-Bains depuis un an et demi. |
L'Internaute : Qu'est-ce qui vous intéresse le plus dans votre métier ?
Patrick Sionneau : Ce qui me plaît dans mon métier réside dans la diversité des activités. Mon travail mélange les métiers de la restauration, de l'accueil, du spectacle, du jeu bien sûr et du management. Il faut jongler entre toutes ces fonctions et c'est cela que j'aime.
Qu’est-ce qui caractérise votre casino ?
Sa situation à 14 km des Champs-Elysées.
Quel type de clientèle y vient la semaine et le week-end ?
Contrairement aux casinos des bords de mer qui attirent une clientèle saisonnière. Notre casino tourne avec une clientèle permanente motivée qui vient ici pour jouer et non par curiosité. Les clients de l'après-midi en particulier sont des mordus, des habitués rentiers ou retraités.
Quel est le jeu qui attire le plus de clients ?
C'est aujourd'hui le premier casino en termes de chiffre d'affaires. Le produit brut des jeux est de 135 millions d'euros, répartis comme suit : 70 % sur les machines à sous et 30 % jeux de table.
Combien les clients dépensent-ils en moyenne ?
L'argent joué par machine et par salle est considérablement supérieur à la moyenne nationale.
Racontez-nous une anecdote concernant votre casino.
L'univers des casinos est truffé de codes : tapoter la table de l'index et du majeur signifie que l'on demande une carte (au black jack surtout). Un gardien de salle qui annonce à son collègue un "code 4" par talkie-walkie l'informe qu'il va s'absenter quelques instants.
Les anecdotes relatives aux rituels, superstitions, grigris et autres amulettes ne manquent pas : telle cliente porte toujours son chemisier à l'envers (coutures apparentes et étiquette sous le cou), un autre refuse catégoriquement que l'on vide son cendrier. Une dame demande poliment à un membre du personnel la permission de toucher sa cravate pendant que la roulette tourne. Une autre encore pose de chaque côté de sa machine à sous un morceau de pain.
Le must est cette élégante des années folles qui posait sur la table un scarabée vivant tenu en laisse par une chaînette en or.
Tous les clients ou presque évitent les cravates vertes - couleur considérée comme porte-poisse, un comble dans ce que l'on surnomme l'univers des tapis verts (qui, à Enghien, sont bleus !)
Patrick Sionneau, 47 ans, Directeur Général Délégué du Casino
Diplômé en 1979 d'une école hôtelière avec un BTS, Patrick Sionneau a enchaîné les expériences professionnelles au sein de grands établissements et de groupes.
Débutant au service financier à l'Hôtel Nova Park Elysée à Paris, il entame ensuite une longue carrière au sein de la SHCD, Société des Hôtels et Casino de Deauville, où il occupe successivement les postes de directeur de la restauration du Casino de Deauville. Responsable des achats pour le Groupe Barrière France, il devient ensuite directeur adjoint de l'Hôtel Royal et enfin directeur de ce même hôtel.
En 1991 il quitte le Groupe Lucien Barrière pour devenir Directeur de l'Hôtel Ermitage d'Evian puis, deux ans plus tard, prend les fonctions de directeur des machines à sous du Casino d'Evian, pour terminer directeur d'exploitation et d'administrateur, Directeur Général et directeur responsable jusqu'en 1998.
En 1998, il rejoint le groupe Accor et prend la Direction Générale du Casino Ruhl à Nice jusqu'en 2002, puis prend la fonction de Directeur Délégué aux opérations au siège Accor Casino où il supervisera une dizaine de casinos du groupe et sera responsable des nouvelles ouvertures.
Depuis février 2005, il est Directeur Général Délégué et Directeur Responsable du Casino d'Enghien-les-Bains.
Lire notre article sur le casino d'Enghien-les-Bains
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