Denys Arcand © L'Internaute Magazine / Julien Abadie
 
"C'est avant tout un commentaire sur la vie"

Peut-on voir L'Âge des ténèbres comme une suite du Déclin de l'Empire américain ?

Denys Arcand : Un peu... Mais c'est avant tout un commentaire sur la vie. La mienne et celle de mes amis. J'en rends en tout cas compte du mieux possible.

 

On vous sent revancharde Emma dans le rôle de cette journaliste people. Des comptes à régler ?

Emma de Caunes : Pas du tout... Cette femme est juste vénale, ambitieuse... et nymphomane. C'est un vrai problème. Enfin, ça dépend pour qui... (rires) Mais j'ai déjà pu observer ce comportement autour de mon père. Certaines filles en chaleur le collait de près. Moi, j'ai juste pris un pied monstrueux à entrer dans ce rôle.

 

 
Marc Labrèche et Emma de Caunes © Julien Abadie
 
"J'ai pris un pied incroyable à jouer ce rôle"

Marc Labrèche, ce fut facile d'entrer dans le rôle principal ?

Marc Labrèche : J'ai d'abord été stupéfait que Denys m'appelle. Pourquoi a-t-il pensé à moi ? Mystère... Il y a tant d'acteurs talentueux au Québec. Quoi qu'il en soit, je me suis de suite senti en confiance. Denys est un cinéaste surhumain. Il voit tout avec un laser, quand la scène est juste ou quand la scène est fausse, quelle partie on doit améliorer, laquelle est parfaite... Je me suis totalement laissé guider par lui pendant le tournage.


Alors Denys, pourquoi l'avoir choisi ?

Denys Arcand : Nous nous sommes rencontrés et j'ai vite compris que nous avions le même humour, les mêmes références. C'est aussi simple que cela. J'ai pris énormément de plaisir avec cet acteur. Avec Diane aussi : nous étions juste bien. C'est difficile à expliquer en fait... Tout est affaire de confiance.


 
Diane Kruger et Denys Arcand © L'Internaute Magazine / Julien Abadie
 
"Il m'attendait à Montréal une fleur à la main"

Diane Kruger, comment s'est déroulée cette première collaboration avec Denys Arcand ?

Diane Kruger : On ne peut mieux. Il m'a appelée, nous avons parlé du scénario, puis nous avons convenu d'un rendez-vous. Le lendemain, j'atterrissais à Montréal où il m'attendait, une fleur à la main... (rires)


(Un journaliste québécois)
Comment réagissez-vous à l'accueil assez tiède que la presse réserve à votre film ?

Denys Arcand : (un peu interloqué) Je ne vois pas de quoi vous parlez.


En fait, la presse québécoise n'est pas tendre ce matin...

Denys Arcand : (froid) Je n'ai pas lu la presse québécoise.


Très bien, parlons d'autre chose alors... Comment situez-vous ce film dans votre oeuvre ?

 
Denys Arcand © Julien Abadie
 
"C'est mon nouveau film et il y en aura d'autres après"

Denys Arcand : (agacé) C'est mon nouveau film et il y en aura d'autres après.

Dominique Besnehard (producteur) : De mon côté j'ai eu d'excellents retours dans la presse française. Et je trouve bien triste de voir que les seules attaques agressives émanent d'un journaliste québécois (applaudissements dans la salle de conférence de presse)...

L'accent québécois est bien moins prononcé que dans votre premier film qu'il avait d'ailleurs fallu sous-titré... C'est une concession au marché ?

Denys Arcand : Non, simplement les accents varient beaucoup en fonction de votre niveau social au Québec. Dans mon premier film, il s'agissait de marginaux alors qu'ici le héros est un fonctionnaire de classe moyenne. L'accent n'est donc plus du tout le même.


Vous creusez encore l'idée qui vous est si chère de la perte d'identité ...

Denys Arcand : Oui, mais en parlant de ce que je connais, de la ville qui m'entoure, de mon pays. Mais si le film est réussi, normalement, le message devrait s'adresser à tout le monde.

EN IMAGES  Les plus belles photos des stars sur les marches


Magazine CinémaEnvoyerImprimerHaut de page

Accueil

Connexion

Mon compte

Déconnexion

rechercher