Jamel Debbouze grandit dans une famille modeste d'origine marocaine de six enfants dans le 18ème arrondissement, puis à Trappes, en banlieue parisienne. Il perd un bras dans un accident de RER. Elève dissipé, il trouve sa voix en découvrant le théâtre et entre à la ligue d'improvisation française où il excelle.
Un comique médiatique
En 1995, il est appelé pour ses talents comiques sur Radio Nova où il est en charge de chroniques quotidiennes. Il travaille ensuite sur Paris Première, puis est sollicité en 1997 par Canal plus où il crée "Le Cinéma de Jamel" pour l'émission Nulle Part Ailleurs. Il sait jouer de sa petite taille et de son côté titi parisien gouailleur et bafouillant, au point de devenir très vite populaire. Il n'en gagne pas moins ses galons de comédien de télévision dans la série "H" de 1998 à 2001, toujours sur Canal plus. Il enchaîne en 1999 avec un premier own man show intitulé "Jamel en scène" qu'il joue avec beaucoup de succès pendant deux ans.
Star au cinéma
Après plusieurs courts métrages (Les Pierres bleues du désert de Nabil Ayouch, 1992), Jamel Debbouze est enfin engagé en 1996 dans un premier long : Les Deux papas et la maman de Jean-Marc Longval. Il est ensuite choisi par Laurent Bouhnik pour jouer dans Zonzon en 1998, mais c'est le rôle de Youssef dans Le ciel, les oiseaux et... ta mère de Djamel Bensalah (1999) qui lui ouvre les portes du cinéma.
Grâce à ce film et à sa notoriété grandissante acquise à la télévision, Jamel Debbouze est repéré par Jean-Pierre Jeunet pour interpréter le commis épicier lunaire du Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Le jeune comédien triomphe peu de temps après dans Astérix et Obélix : mission Cléôpatre d'Alain Chabat (2002) où il prête ses traits à un mémorable Numérobis. Le long métrage est un triomphe historique qui rassemble plus de 14 millions de spectateurs et vaut en partie à Jamel de figurer à la première place des personnalités françaises les mieux payées de l'année 2002 avec 2,12 millions d'euros de revenus.
Paradoxalement, Jamel Debbouze ne profite pas de cet état de grâce et préfère retourner sur scène plutôt que d'enchaîner les tournages. Il se lance également dans deux projets d'envergure : la construction de studios au Maroc et la production du film Indigènes de Rachid Bouchareb. Luc Besson réussit cependant à le convaincre de tenir son premier
grand rôle au cinéma dans Angel-A en 2005.