|
"Je ne lis pas le scénario d'un policier sous prétexte que j'ai envie de tourner dans un policier. Avant de lire un scénario, je m'imagine que je vais au cinéma, que je vais payer une place cher, que je vais essayer de me garer sous la pluie, que j'aurais un P.V. en sortant... Le film me fera-t-il rêver ? Me racontera-t-il une histoire ? Y aura-t-il un véritable ton, un véritable univers, de bons dialogues ? La plupart du temps, les scénarios ne contiennent pas grand chose et vous tombent un peu des mains." (Florence Mauro,
Les cahiers du cinéma, 1985)
"Quand, à treize ans, vous êtes formée par un professeur russe qui vous traite comme de la crotte devant tout le monde et vous fait recommencer pendant deux heures et demie un battu, alors ensuite travailler avec Godard ou Pialat c'est de la rigolade! " (Gaillac-Morgue, Rolling Stone, 1990)
"J''ai horreur d'être obligée de tenir le gouvernail quand je sens qu'un metteur en scène ne sait pas diriger les acteurs. J'aime être prise en charge. Quand il m'arrive de ne pas me sentir dirigée, je suis très malheureuse. J'aime être utilisée comme un outil en essayant d'être le meilleur violon qui soit." (Danièle Parra, Le Mensuel du cinéma, 1993)
A propos du métier d'actrice : "J'ai besoin d'avoir cette autorisation d'être une autre. C'est un confort qui m'aide à vivre. Tout ce qui est en amont d'un film et tout ce qui est après ne m'intéresse pas. Je déteste la préparation et la promotion. Et même voir le film. Mais pendant le tournage, c'est un bonheur. (Michèle Manceaux, Marie-Claire, 2001)
"C'est normal que le temps se voie sur un visage. Il faut s'en fiche, prendre tant de plaisir à rentrer dans le personnage qu'en se regardant, on ne voit plus que son jeu. Moi, je joue de plus en plus sur la composition, une tenue, une attitude; et puis l'envie d'étonner. La grande affaire de ce métier n'est pas d'être bon dans "un" film ou d'être belle, c'est de durer et de s'accrocher." (Marie-Elisabeth Rouchy, TéléCinéObs, 2004)
"Quand j'ai passé le concours du Conservatoire, j'ai présenté des scènes de comédie. Et, dans mon premier film, "La Nuit américaine", mon personnage avait de la drôlerie. Mais, dès "La Gueule ouverte", en 1974, on m'a cantonnée dans les rôles dramatiques. Et cela quasiment jusqu'à "Vénus beauté", en 1999. Pourtant je pouvais faire rire, et je le savais. Mais je n'allais tout de même pas faire la tournée des metteurs en scène en disant : " Regardez comme je suis
poilante ! Je vais vous faire une petite scène ! " On dépend complètement de l'imaginaire des autres." (Marine Landrot et Louis Guichard,Télérama, 2004)
|