14 Février 2002 Pour recevoir tous les vendredis la newsletter "Week-end", cliquez ici
 Titre : Faut-il tuer le clown ? Genre : comédie dramatique Auteur : Jean-François Champion Mise en scène : Jean-Pierre Dravel et Olivier Mace Lieu : Théâtre Comédia (20h30 du mardi au samedi, 15h30 dimanche) Adresse : 4, Bd de Strasbourg 75010 Paris Tél.: 01 42 38 22 22 Prix : 23, 31 et 39 €
| LA PIECE Surtout, ne tuez pas le clown ! Voici une pièce agréable et bien écrite où la comédie côtoie l'émotion, sans tomber dans le vaudeville "lourdingue". Un vieux clown, cynique et malicieux mais déprimé, vit retiré dans sa demeure normande. N'ayant pas le courage de se donner la mort, il engage un tueur pour faire la besogne à sa place. Débarque alors un jeune voyou, bien embarrassé par la tâche qui lui incombe, car c'est sa "première fois". S'ensuivent évidemment d'amusantes péripéties et rencontres dans cette histoire taillée sur mesure pour un Michel Roux pétillant dont les répliques font mouche. Les scènes fonctionnent bien grâce à des acteurs de talent comme Alexandra Stewart dans le rôle d'une bourgeoise alcoolique, Daniel Jean, l'hilarant valet italien et homo ou encore le jeune tueur stressé, Emeric Marchand. Un bon moment. M.D. Visiter le site des théâtres privés de Paris Afficher le plan pour s'y rendre  |  Titre : Weegee, toute la ville en scène Genre : beau livre Auteur : Miles Barth, International Center of Photography Editeur : Seuil Sortie : 1997 Prix : environ 44 €
| LE LIVRE Weegee, caïd de la photo Avec ce beau bouquin consacré au photographe américain Weegee, on se croirait téléporté dans un vieil épisode des "Incorruptibles". Photographe de presse légendaire, Weegee a passé une bonne partie de ses nuits à "shooter", cigare au bec, le New-York des années 30-40. Branché sur la radio de la police, il était toujours le premier sur les lieux quand il y avait du grabuge. Il savait aussi retranscrire comme personne l'atmosphère de folie qui régnait dans les cabarets de Harlem ou du Lower East Side. Une superbe chronique de l'Amérique en forme de polar photographique. E.V. Trouver le meilleur prix sur L'Internaute Visionner un diaporama sur le site Weegee's World  |  Titre : Il était une fois... la figuration libre Lieu : Fondation d'entreprise Coffim pour la promotion de l'art contemporain Adresse : 46, rue de Sévigné 75004 Paris Horaires d'ouverture : tous les jours sauf le dimanche de 10h à 18h, le samedi de 14h à 18h. Prix : entrée libre Date : jusqu'au 28 février 2002
| L'EXPO Les années 80 de Combas, Di Rosa and Co L'exposition présentée à la Fondation Coffim présente des peintures et sculptures de quelques artistes phares des années 80. Souvenez-vous, les stars de l'époque s'appellent Robert Combas, Hervé et Richard Di Rosa mais aussi Rémi Blanchard et François Boisrond. Ils forment une bande d'artistes qui ne se prennent pas vraiment au sérieux. Vingt ans après, les couleurs flashy, les références aux comic books et cette attitude désinvolte ont plutôt bien vieilli... Et à force de les prendre pour des zozos, on finirait presque par passer à côté des savoureuses BD d'un Hervé di Rosa. En une planche, le peintre raconte de véritables petites histoires existentielles, "A travers le monde" joue sur les clichés des cultures, "La lettre anonyme" sur l'ennui d'un couple et se termine par une interrogation : "Est-ce que le bonheur est une équation essentielle ?" Pas si creuses que ça les années 80. F.G. Visiter le site de la Fondation Coffim Afficher le plan pour s'y rendre  | Nom : Royal Belleville-Le président Genre : asiatique Adresse : 120-124, rue du faubourg-du-Temple 75011 Paris Tél.: 01 47 00 17 18 Ouverture : tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h à 1h Prix : entre 20 et 30 € par personne Réservation : conseillée
| LE RESTO Le Président, un chinois version cinémascope Amateurs de grand spectacle et de cuisine chinoise, voici une adresse à retenir pour vos soirées en bande : le Président, un monument du quartier de Belleville à Paris. On peut bien sûr y aller pour la carte, immense et classique (préférez les bouchées vapeur et le canard). Mais l'essentiel n'est pas là : ici, c'est la mise en scène qui vaut le détour. Après avoir passé la porte encadrée par deux lions monumentaux, vous serez accueilli par une hôtesse - robe-fendue, chignon impeccable - qui vous fera gravir le gigantesque escalier à double circonvolution. Là, avec un peu de chance, vous pourrez assister en spectateur gourmand à l'une des nombreuses soirées de mariage chinois dont le restaurant s'est fait une spécialité. Quelques heures de spectacle aussi dépaysantes qu'un bon film d'action hongkongais. E.V. Afficher le plan pour s'y rendre  |  Titre : Bénabar Genre : (nouvelle) chanson française Interprète : Bénabar Date de sortie : 2001 Editeur : Virgin Prix : environ 17 €
| LE DISQUE Les tranches de vie de Bénabar Quelque part entre "un gars, une fille" et "Amélie Poulain", Bénabar a une façon bien à lui de chanter les petites choses de la vie avec une rare finesse dans le détail. Léger et drôle, léger et mélancolique, léger surtout, son disque oscille sans cesse entre fête foraine et ambiance de fin de bal. Entre piano, violon, accordéon et cuivres, ce qu'il nous chante c'est la trentaine avec ses joies et ses peines, de ce moment où l'on réalise qu'il "Y a une fille qu'habite chez moi" à ce "Dramelet", le jour où elle s'en va... Bénabar c'est une chanson française un peu hors du temps et qui pourtant colle à notre époque, par exemple avec "Saturne", un reggae pour le moins inattendu, diatribe pleine d'humanité contre le Paris des injustices. T.S. Trouver le meilleur prix sur L'Internaute  |
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