| Pratique |
Situation : en Indre-et-Loire,
en région Centre |
Y aller :
en voiture : à 290 km de Paris
par l'A10, et 50 km de Tours
en train : TGV direct jusqu'à
Tours en une heure depuis Paris |
Office de tourisme: Place
Hofheim - BP 141 - 37501 Chinon cedex
Tel : 02 47 93 17 85 |
Sur le Web : tourisme.chinon.com |
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Une ville
royale
Si l'occupation du site est attestée dès le
VIIème siècle avant J.C., c'est au Moyen Age
que Chinon connaît un développement important.
Sous le règne de Henri II Plantagenêt, comte d'Anjou
(devenu roi d'Angleterre en 1154), la ville se développe
et son urbanisation s'accélère. Intégrée au
domaine royal français, elle connaît un nouvel essor au XVème
siècle. Réfugié en 1418 dans les provinces qui lui sont restées
fidèles, le dauphin, futur Charles VII, y fait avec sa cour
des séjours prolongés. Jeanne d'Arc vient l'y reconnaître
en 1429. Chinon est alors à son apogée. Le XIXème siècle
change son paysage urbain, avec la démolition des fortifications
et l'aménagement des quais, classés "secteur sauvegardé"
en 1968. Le centre historique est, depuis lors, progressivement
réhabilité dans le respect de son identité historique et architecturale.
Un château
maître de la ville
Situé au sommet du coteau qui surplombe la Vienne,
le château s'étend sur près de 400 mètres de longueur. Il
est le résultat d'ajouts et de perfectionnements successifs
depuis le Xème siècle jusqu'à la fin du XVème
siècle. Il est composé de trois enceintes fortifiées successives
: le fort Saint-Georges, à l'est, le château, au milieu, abritant
les logis royaux, et le fort du Coudray, à l'extrémité ouest.
Véritable répertoire de l'architecture militaire médiévale,
il abrita Richard Cœur de Lion, Philippe-Auguste et Charles
VII, qui devait y recevoir pour la première fois Jeanne d'Arc
en 1429. Des fouilles (visitables sous certaines conditions)
permettent depuis 2003 de mieux connaître l'histoire de la
forteresse.
Les quartiers médiévaux
Le riche passé médiéval de
la ville se retrouve aussi dans la composition des quartiers
du centre historique. A l'ouest, en contrebas du château,
la Ville-Fort conserve un habitat urbain ancien particulièrement
dense, en pans de bois ou en pierres. A l'est, autour de la
collégiale Saint-Mexme, l'ancien quartier des chanoines
se compose de vieilles maisons pourvues de jardins, ce qui
donne une plus grande fluidité au quartier. Enfin,
entre les deux, le quartier Saint-Etienne est un faubourg
voué de tout temps au commerce et à l'artisanat,
et intégré dans les fortifications urbaines
à la fin du Moyen Age.
Promenade,
des vieilles pierres aux bords de rivière
En partant de la rue Jean-Jacques Rousseau, une des voies
principales du quartier Saint-Etienne, on découvre
tout d'abord des maisons médiévales à
pans de bois, avant de croiser deux bâtiments majestueux.
Le premier, l'église Saint-Etienne, fut reconstitué
au XVème siècle, dans le style gothique flamboyant.
Le second, la collégiale Saint-Mexme était le
principal édifice religieux de Chinon jusqu'à la Révolution.
Entièrement reconstruite à partir du Xème siècle, elle
est agrandie et remaniée jusqu'au XVème siècle, devenant
un vaste lieu de pèlerinage.
La promenade débouche ensuite sur la place Jeanne
d'Arc, qui était destinée aux foires et marchés
à bestiaux, et qui marque l'emplacement de l'ancienne
"Prée Saint-Mexme", où Jeanne d'Arc
se serait exercée en 1429. De là, la rue Rabelais
traverse la partie basse du quartier Saint-Etienne, avant
de croiser la rue Lamproie, dont l'angle est orné par
une maison Renaissance, et qui contient dans son haut la maison
de Rabelais. Plus loin, la rue Voltaire recèle une
impasse qui donne accès à l'entrée des
Caves Painctes, célébrées par Rabelais.
On arrive ensuite au grand Carroi, bordé de remarquables
maisons à pans de bois, et où se trouve la maison
Rouge, du XIVème ou XVème siècle, qui
est exceptionnelle en Touraine en raison de la composition
de sa façade, où dominent les horizontales.
Au bout de la rue apparaît l'église Saint-Maurice.
Unique église paroissiale de la Ville-Fort, elle a été reconstruite
à partir du XIIème siècle, puis progressivement agrandie
jusqu'au XVIème siècle. Le vaisseau central de la nef
ainsi que le chœur sont couverts de voûtes d'ogives bombées,
de type "angevin", tandis que le bas-côté témoigne de la transition
entre le gothique et la Renaissance, avec des voûtes aux nervures
complexes.
Pour terminer la balade, il faut traverser le pont en pierre
construit au XIIème sous Henri II Plantagenêt.
C'est la construction du pont qui a permis le développement
du faubourg Saint Jacques, rive gauche, dès le XIIème
siècle. Depuis ce quai, il faut admirer le plus beau
point de vue sur la ville et le château au bord du quai
Danton.
Une petite ville à fort caractère historique
qui révèle ses charmes au fil de la Vienne et
de ses petites ruelles pavées, avant de dévoiler
ses plus beaux atouts sous les voûtes de ses caves et
dans les délices de sa gastronomie.
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