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 ESCAPADE 
Décembre 2005

Concarneau, la coquille bretonne

Celle dont le nom signifie "la conque de Cornouaille", du breton Konk Kerné, invite à une escapade iodée et revigorante.
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Pratique
Localisation : dans le Finistère, en région Bretagne

Y aller :
en avion : aéroport de Quimper ou de Lorient, liaisons quotidiennes avec Paris.
en train : TGV direct de Paris-Montparnasse, de Lyon et de Bordeaux.
en voiture : 540 km de Paris

Office du tourisme : Quai d'Aiguillon B.P. 529
29185 Concarneau Cedex
Tel : 02 98 97 01 44
Sur le Web : tourismeconcarneau.fr

A proximité de Quimper, Concarneau est une pittoresque ville close fortifiée, se nichant sur un îlot de 500 mètres de long. Au fond d'une des baies les mieux abritées de Bretagne, sa situation lui permet d'être à la fois un port de pêche et un port de plaisance.

Une histoire entre guerre et pêche
L'îlot fut habité par une population de pêcheurs dès la préhistoire. Fortifiée à partir du XIVème siècle, il était un bastion placé en avant-garde pour la défense du duché. Il conserva cette fonction et devint ainsi l'enjeu de nombreux combats et rivalités. Il vit s'affronter successivement Anglais et Français, catholiques et protestants, fidèles du roi et ligueurs. En 1373, après 30 années d'occupation anglaise, Dusguesclin libéra la ville. Les remparts gardèrent une importance notable et, au début du XVIIIème siècle, ils subirent de profondes modifications sur ordre de Vauban. Plus tard, lors de la révolution industrielle, la configuration de la ville se transforma. Des maisons bourgeoises furent édifiées sur les quais et les premières conserveries apparurent en 1851. En 1900, la villa comptait trente usines. Quatrième port de pêche tant par le nombre de marins et de navires que par le tonnage et la valeur des captures débarquées, Concarneau intègre aujourd'hui parfaitement son port de pêche en centre ville, offrant quotidiennement le spectacle de la criée.

Visite en ville close
Site pittoresque relié à la terre, la ville close de Concarneau déploie des ruelles étroites qui invitent à la flânerie. Deux ponts pavés amènent à la porte principale gardée par un poste de garde : le beffroi. Symbole de la ville, son cadran solaire porte une inscription qui indique "tempus fugit velut umbra" : "le temps passe comme une ombre". En entrant dans la ville close, on débouche sur une cour intérieure ceinturée de murailles : c'est la maison du gouverneur, une des plus anciennes demeures de la ville. Elle communique avec un gros bastion, la tour du major. Après une seconde voûte, la rue principale se déroule avec ses maisons de granit soigneusement restaurées et décorées d'enseignes et de fleurs. Un peu plus loin se trouve la chapelle de la Trinité du XVIème siècle. La place Saint-Guenolé est le carrefour de multiples petites ruelles regorgeant de boutiques et de restaurants. Une fontaine imposante trône au milieu de la place, affichant un bestiaire assez curieux : une tortue et une loutre se tiennent près d'un crocodile qui porte dans sa gueule un poisson soutenant une lanterne... Au fond de la place, la "Porte aux Vins" donne sur la mer. C'est à cet endroit que les bateaux venaient décharger leur cargaison de tonneaux de vin. De l'autre côté, la "Porte du Passage" permet d'acceder au bac du passage, qui propose une mini traversée pour rejoindre l'autre rive. Au fond de la ville close, un petit bois d'une dizaine d'arbres de belle taille ombrage une vaste esplanade aux pentes herbues. C'est l'enclos du petit château, qui est aujourd'hui classé aux monuments historiques. Une promenade sur les remparts de la ville permet aussi d'admirer des panoramas magnifiques. Les murailles offrent une vue dégagée sur la rive du Rouz et sur la pointe du Cabellou, bordée de plages et de pinèdes, sur la ville nouvelle et le port de plaisance.

De nombreuses attractions
Le Musée de la Pêche
Installé depuis 1961 dans l'ancien arsenal de la rue Vauban, le musée retrace sur 1 500 m² l'histoire des pêches du monde entier grâce à des diaporamas, des maquettes, des engins de pêche, des aquariums et un chalutier à flot. On y apprend à la fois les techniques contemporaines et les méthodes ancestrales. De la préhistoire à la modernité, en passant par l'antiquité et le Moyen Age, toutes les périodes sont abordées. On y découvre aussi les industries annexes de la pêche, comme la construction navale, la voilerie, la conserverie, l'art de la navigation et de la motorisation. Une visite à bord du "Hémérica", un chalutier de 34 mètres ancré au quai du Musée, termine le parcours.

Le Marinarium
Le Marinarium est la vitrine de la station de biologie marine. Il joue le rôle d'interface entre le grand public et les chercheurs. Dévoilant la science en train de se faire, il aborde plusieurs thèmes : l'importance des océans et leur extraordinaire biodiversité, l'univers des formes des organismes planctoniques et leur rôle majeur dans l'équilibre des océans, les marées et l'immense richesse du littoral, la protection et la gestion des ressources marines.

Aux alentours
Le paysage des environs, s'il baigne d'une sorte de poésie nostalgique, est surtout d'une surprenante diversité. Entre la vallée paisible et boisée, les prairies en pentes douces, la mer, les ports et les côtes rocheuses, le pays recèle une étonnante palette de couleurs et d'atmosphères. Ses rivages sont occupés depuis très longtemps, comme en attestent les nombreux menhirs et dolmens disséminés ici et là, tels que les menhirs de Beg-Meil, de Fouessant, de la Forêt et de Tregunc, les cairn à chambre compartimentés de Kervelen, ou les tumulus de Reun.
La presqu'île du Cabelou, aménagée en quartier résidentiel plein de charme, se compose de villas nichées dans des pinèdes et d'allées ombragées bordées de jardins. Ces dernières mènent à de très belles petites criques de sables, agréables et tranquilles.

Le château du Keriolet
Non loin de la villle close, sur les hauteurs de la cité, le château du Keriolet est un joyau d'architecture du XIVème siècle. Il évoque les destins atypiques de la princesse impériale russe Zénaïde Narischkine et de son mari le comte Charles de Chauveau. La structure très élégante de style néogothique reproduit le maniérisme joyeux de plusieurs édifices bretons de la Renaissance.

Les "min zao", maisons en pierres debouts :
Cachées ici ou là, les chaumières bretonnes possèdent un charme particulier et tout à fait inattendu. Réalisées en granit, leur architecture "en pierre debouts" n'a été répertoriée en aucune autre région. Les pierres, pouvant atteindre 2,70 mètres de hauteur, sont taillées en rectangle pour une épaisseur d'environ 25 cm. Certaines constructions pourraient remonter au XVème siècle, mais les dates relevées sur la plupart d'entre elles nous amènent au tout début du XIXème siècle.

Entre une ville close pittoresque, des plages aux douces couleurs de Bretagne et un paysage verdoyant recélant maintes curiosités, le temps d'un week-end passera, c'est certain, comme une ombre !

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