Le Parvis de Notre Dame
Cette balade commence sur le parvis
de Notre-Dame de Paris, et c'est bien normal puisque c'est là que se
trouve le kilomètre zéro
de Paris, c'est-à-dire le point
exact à partir duquel sont calculées
toutes les distances par rapport à
la capitale. Pour le trouver, mettez-vous
bien au milieu de la façade de
la cathédrale à environ
25 m d'elle. Il est représenté
par un médaillon incrusté
sur le sol. C'est aussi un très
bon point de vue pour admirer la façade
gothique de la cathédrale qui
vient d'être restaurée.
En vous dirigeant vers le marché
aux fleurs, vous pourrez voir au sol
que les ruelles qui existaient avant
que le baron Hausmann ne les fasse raser
sont inscrites sur le sol. Déjà une
trace du Paris médiéval.
Eloignez-vous de la cathédrale, remontez la rue de la Cité en direction du Nord et prenez tout de suite sur votre gauche. Vous arrivez sur le marché aux fleurs.
Le marché aux Fleurs
Ce marché aux fleurs est installé
depuis bientôt deux siècles
sur cette place. Ouvert du lundi au
dimanche inclus, de 8 h à 19 h 30, il
propose toutes sortes de plantes, des
plus simples aux plus exotiques (y compris
les fameuses plantes carnivores). Le
dimanche, il se transforme aussi en
marché aux oiseaux. C'est le
rendez-vous des passionnés et
des enfants.
Continuez la rue de Lutèce qui borde le marché des fleurs sur son côté Sud et rejoignez le célèbre boulevard du Palais. Vous apercevez la flèche de la Sainte Chapelle.
La Sainte Chapelle, le Palais de Justice et la Conciergerie
Vous voici sur l'emplacement peut-être
le plus ancien de Paris, au coeur de
l'île de la Cité. C'est
ici que les rois de France établirent
leur premier palais royal, devenu plus
tard la Conciergerie parce qu'elle fut
habitée par le "Concierge"
(entendez l'équivalent du maire
de Paris actuel). Aujourd'hui s'y dresse
la Sainte Chapelle, souvent considérée
comme le joyau de l'art gothique flamboyant.
On dit que la couronne du Christ est
conservée en son sein. Après
avoir servie de prison pendant des années
après la Révolution, la
Conciergerie est devenue un musée.
Il se visite quotidiennement.
Continuez le boulevard du Palais vers le Nord et traversez la Seine sur le Pont au Change. Sur votre droite s'offre l'une des plus belles vues de Paris sur l'Hôtel de Ville. Vous arrivez sur la place du Châtelet.
La Place du Châtelet et ses deux théâtres
La place du Châtelet doit son
nom à un ancien petit château
qui gardait cette partie de la Seine
contre les attaques pouvant venir du
fleuve. Il n'a pas résisté
à la modernisation de Paris opérée
par Napoléon en 1802 et les gravures
qu'il nous en reste nous le font amèrement
regretter. A sa place se dresse au centre
une fontaine et deux théâtres
sur les côtés construits
par Davioud entre 1860 et 1862 sur ordre
du baron Hausmann. Celui situé
à l'Est est le Théâtre
de la Ville, anciennement Théâtre
Sarah Bernhard qui y a connu le triomphe
et dans lequel on peut visiter sa loge.
Continuez votre chemin en direction
du Nord en prenant le boulevard de Sébastopol.
Sur votre droite apparaît l'immense
Tour Saint Jacques.
La Tour Saint Jacques
Cette tour a l'air bien insolite à
être ainsi seule au milieu de
son parc. Cela n'a pas toujours été
le cas : elle fut le clocher de l'église
Saint-Jacques-de-la-Boucherie construite
au début du XVème siècle
et détruite après la Révolution.
La Tour eut un usage étrange
au début du XIXème siècle
puisqu'un fondeur s'en servit
pour fabriquer des balles en faisant
tomber de son sommet du plomb en fusion
dans un baquet d'eau placé à
sa base.
En face de la tour, au Nord,
empruntez la rue Nicolas Flamel (du
nom de l'alchimiste), traversez la
rue Pernelle (femme de Nicolas Flamel
!), puis prenez sur votre droite la
rue des Lombards et tout de suite
à gauche la rue Saint-Martin.
Vous apercevez l'église Saint-Merri.
L'église Saint-Merri
En cours de restauration, cette église
doit son nom Mérédicus,
abbé de Saint-Martin qui fut
choisi comme patron de la rive droite
de la Seine en 884. Le bâtiment
actuel a été construit
durant la première moitié
du XVIème siècle dans
un style gothique sur le modèle
de Notre Dame. Aujourd'hui, Saint-Merri se veut une paroisse musicale
en donnant régulièrement
des concerts gratuits.
Prolongez votre chemin dans la rue Saint-Martin (l'axe nord-sud de Paris datant de l'époque romaine), vous arrivez sur le Parvis de Beaubourg.
Le Centre Beaubourg
Après le Paris ancien, voici l'une des expressions les plus connues du Paris de la fin du XXème siècle. Construit sur l'initiative du Président Georges Pompidou, cet immense bâtiment se veut le temple de l'art contemporain. La vue de la terrasse de son restaurant panoramique est extraordinaire pour découvrir le Sud, l'Ouest et le Nord de la capitale.
Prenez la rue bordant la face Sud du Centre Pompidou, profitez au passage
de la rafraîchissante fontaine
Niki de Saint-Phalle toujours en mouvement,
traversez la rue du Renard, vous entrez
dans la rue Saint Merri puis Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie.
La rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
Cette rue, dont l'existence est avérée
depuis 1232, doit son nom au couvent
des frères de la Sainte-Croix.
Celui-ci était précisément
situé à l'emplacement
de l'actuel square Sainte-Croix de
la Bretonnerie. Il fut détruit
après le "relâchement
moral" de ses moines au XVIIIème
siècle. C'est aujourd'hui le
fief de la communauté homosexuelle
de Paris.
Prenez la rue des Archives à droite sur quelques mètres. Vous découvrez le cloître des Billettes.
Le cloître des Billettes
Il s'agit de l'un des derniers cloîtres
conservés en bon état
dans le centre de Paris. Il est de
facture gothique. En faisant le tour,
vous découvrirez des dalles
de couleurs différentes des
autres. Ne vous étonnez pas,
il s'agit d'une tombe d'un de ses pères-abbés.
On raconte qu'en 1290, une pauvre
femme ne peut rembourser l'usurier
juif Jonathas. Celui-ci lui proposa
d'effacer sa dette en échange
d'une hostie consacrée. Lorsqu'elle
lui apporta, il la perça d'un
couteau et elle se mit à saigner.
Il la jeta dans de l'eau bouillante,
et le chaudron se mit à déborder
de sang. Démasqué, le
juif Jonathas fut brûlé
vif. Ses biens furent confisqués
au profit de Philippe-le-Bel qui fit
construire à l'emplacement
de la demeure une chapelle expiatoire.
Reprenez la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie sur votre droite puis tournez à gauche dans la rue Aubriot. Vous découvrez l'église des Blancs-Manteaux.
L'église des Blancs Manteaux
Voisine du célèbre Mont-de-Piété,
l'église des Blancs-Manteaux
(moines portant un manteau blanc)
installée ici en 1258 par Saint
Louis, offre aux visiteurs du marais
un havre de repos bienvenu après
les trépidations commerçantes
toutes proches.
Continuez la rue des Blancs-Manteaux sur votre droite jusqu'à la
rue Vieille-du-Temple, remontez-la
vers le Nord puis prenez tout de suite
à droite la rue des Francs-Bourgeois.
Sur votre gauche, une petite impasse
: c'est l'impasse des Arbalétriers.
L'impasse des Arbalétriers
Ainsi nommée parce qu'elle
servait auparavant de champ de tir
aux arbalétriers, cette impasse
puise surtout son originalité
du fait qu'elle a très bien
conservé son aspect médiéval
et pourquoi pas, rêvons un peu,
l'aspect qu'elle possédait
lorsque Jean-Sans-Peur y fit assassiner
son cousin et rival Louis d'Orléans,
frère du roi, et relança
par cet acte la Guerre de Cent Ans. (Lire notre article)
Continuez la rue des Francs-Bourgeois sur quelques mètres, puis tournez à droite dans la rue des Hospitalières-Saint-Gervais. Vous rejoignez ainsi la rue des Rosiers.
La rue des Rosiers
Elle est la rue la plus connue du
Marais juif. Vous pouvez y découvrir
tout ce qui fait la spécificité
de la culture juive : synagogue, librairies
spécialisées, mais surtout
commerces alimentaires avec la célèbre
enseigne "Chez Marianne"
ou bien le boucher-traiteur "Goldenberg".
C'est ici que vous avez le plus de
chance de croiser des juifs en costume
traditionnel avec papillotes et kippa.
De nombreuses plaques commémoratives
rappellent les persécutions
subies durant les années
1940.
Continuez la rue des Rosiers puis empruntez sur sa gauche la rue Pavée. Passez devant le numéro 17, vous découvrirez à l'intérieur de ce qui semble être une ancienne grange une bouquinerie immense. A l'angle de la rue Pavée et de la rue des Francs-Bourgeois se trouve la bibliothèque de la Ville de Paris.
Hôtel de Lamoignon / Bibliothèque de la Ville de Paris
L'Hôtel de Lamoignon, aujourd'hui
bibliothèque historique de la Ville
de Paris, est l'un des plus anciens
hôtels du Marais. Il fut construit
pour Diane de France en 1584. Elle y mourut
à 81 ans après avoir
connu sept rois de France. Son fils,
Charles de Valois, mourut en 1650
et sa femme, Françoise de Nargonne,
lui survécut 63 ans. Elle disparut
donc en 1713, soit 139 ans après
son beau-père, le roi Charles
IX !
Reprenez la rue des Francs-Bourgeois, en miroir de la bibliothèque vous découvrez un immense hôtel particulier : c'est l'Hôtel Carnavalet.
L'Hôtel Carnavalet
Cet Hôtel de style Renaissance
a été acquis en 1880
par la Ville de Paris pour y installer
son musée historique. Au centre
de ses jardins s'élève
une célèbre statue pédestre
de Louis XIV. L'Hôtel Carnavalet
étant aujourd'hui un musée,
vous pouvez le visiter gratuitement
aux heures classiques d'ouverture.
Continuez encore la rue des Francs-Bourgeois : vous voici à l'entrée de la place des Vosges.
La
Place des Vosges
Commencée en 1605 sous le règne
d'Henri IV, la construction de cette
place, à l'emplacement d'un
ancien palais de Catherine de Médicis,
a été achevée
en 1612. Elle est célèbre
pour la symétrie et l'ordonnance
des façades qui la bordent.
Celles-ci sont en effet toutes identiques
mais les maisons qui se cachent derrières
ne le sont en rien ! Et si vous rêvez
de visiter l'une d'entre elles, sachez
que c'est possible puisque celle située
dans l'angle sud-ouest fut habitée
par Victor Hugo et qu'elle est aujourd'hui
un musée qui lui est consacré.
Alors bonne visite !
|