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Un village
provençal
La Roque d'Anthéron profite de larges vues sur les
terres agricoles. La silhouette bleutée du Lubéron se dessine
à son horizon, tandis qu'à ses pieds coule la
douce rivière de la Durance. La tranquillité du lieu
se prolonge dans les multiples ruelles aux vieilles pierres
et sur les toits de tuiles rosées du village. L'avenue
de Silvacane, qui reliait originellement le village à son
abbaye, traverse le centre-ville et en constitue l'artère
principale. La rue du Temple ou la rue Cézanne propose d'agréables
promenades dans des ruelles typiques des anciens villages
provençaux, ornées ici ou là par de jolies fontaines. Parsemé
de hauts platanes ombrageux, le cours Foch accueille régulièrement
le marché de La Roque d'Anthéron. Au mois de
juin, son célèbre et traditionnel marché
aux cerises s'y installe et propose différentes espèces de
cerises rocassières, qui firent la réputation du village pendant
des décennies. Au coeur de La Roque se trouve la place de
la République, généreusement garnie d'arbres, où l'on peut
voir l'élégante façade de l'ancienne mairie
surmontée d'une horloge et d'un campanile. Plus haut, l'avenue
de l'Europe Unie offre un belvédère dont la vue porte sur
les toits de la vieille ville et sur les crêtes du Lubéron.
On remarque le clocher de l'Eglise de Notre Dame de l'Annonciation,
de style baroque.
Un riche
patrimoine marqué par une histoire mouvementée
Musée de géologie provençale
Ce musée raconte l'épopée préhistorique de la vie en terre
de Provence. Point de passage obligatoire pour passer la Durance,
La Roque d'Anthéron a bénéficié
d'une position stratégique qui lui a permis de préserver
de nombreux témoignages du passé, depuis la
préhistoire jusqu'à l'antiquité.
L'Abbaye de Silvacane
Célèbre par la pureté, la simplicité et la perfection de son
architecture, cette abbaye fut construite au début du XIIème
siècle par des moines de l'ordre de Cîteaux venus de Bourgogne.
Elle doit son nom aux marécages et aux forêts de roseaux (du
latin sylva cana) qui occupaient le terrain
sur lequel elle fut bâtie. Elle fait partie des quelques rares
abbayes cisterciennes préservées en Provence,
les "trois sœurs provençales", comprenant aussi
l'abbaye du Thoronet et l'abbaye de Sénanque à Gordes. Exemple
parfait de la sobriété prônée par son ordre fondateur, elle
présente des lignes harmonieuses, soulignées par la lumière.
L'édifice est considéré comme une merveille de l'art pur roman.
Le château de Florans
Suite à la grande peste et aux brigandages, la ville fut désertée
en 1471. Jean de Forbin, un des premiers seigneurs de la ville,
fit repeupler la Roque en 1514. Le petit château date de 1598
et le château, de style renaissance, date de 1605-1667. Sa
splendide cour intérieure délicatement ombragée de platanes,
de palmiers et de marronniers accueille, depuis 1981, le Festival
International de Piano. D'une grande renommée, cet évènement
déplace plus de 40 000 personnes chaque été.
L'église des Réformés
Cette église symbolise une page importante de l'histoire du
village. En 1514, les Vaudois furent parmi les premiers colons
à repeupler le village, et ils participèrent à la réforme
clandestine de la religion catholique qui provoqua de terribles
guerres de religion en France. En représailles, l'armée du
baron Meynier d'Oppède, sous les ordres de François Ier, massacra
en 1545 tous les habitants du village afin d'éradiquer l'hérésie
vaudoise. Un centre d'Evocation Vaudois et Huguenot, installé
dans la commune, en commémore depuis le souvenir.
Le mémorial Vaudois :
Il y a 450 ans, des Vaudois fuyant les massacres de Provence
débarquèrent dans le Darién, entre la Colombie et le Panama.
Cette rencontre de deux cultures minoritaires et de deux populations
menacées donna lieu à une fusion mêlant les traditions vestimentaires
et artistiques des uns et des autres. Aujourd'hui, les Indiens
Cuna perpétuent cette étonnante technique. Les molas sont
des fresques de tissus qui s'apprécient comme un véritable
tableau. Ils recèlent au cœur de leur composition de nombreux
éléments faisant écho aux traditions amérindiennes et chrétiennes.
Cette collection, qui continue à s'enrichir chaque année,
est aujourd'hui présentée de façon permanente.
Un site
naturel privilégié
Les alentours du village offrent des paysages variés
propices aux promenades. Plus de 150 km de sentiers balisés
parcourent la chaîne des Côtes sur le territoire de La Roque
d'Anthéron et le long de la Durance. Des forêts, des garrigues
et des pinèdes s'étendent sur plus de 10 000 hectares, pour
d'agréables balades champêtres et la découverte des plantes
et des essences méditerranéennes. Le large lit de la rivière,
mais aussi le canal de Montrichet, le canal du moulin, le
plus ancien, ainsi que le bassin de Saint Christophe, marquent
des haltes revitalisantes. La chaîne des Côtes offre de magnifiques
points de vue sur la Provence. Ce petit chaînon montagneux
s'étend d'est en ouest sur environ 10 km, dans un paysage
composé de petites collines. Ces dernières abritent une chapelle
romane isolée et des habitats troglodytes. Au cours de la
promenade, on peut apercevoir des chevaux de grande beauté
et de pur race : les lipizzans. La Roque d'Anthéron possède
en effet sur ses terres le premier haras de France et l'un
des principaux d'Europe à reproduire ce cheval mythique et
impérial, crée par l'Archiduc d'Autriche au XVIIIème siècle.
Enfin, faisant face au village, le Lubéron, devenu parc national
en 1977, est un trésor naturel pour les amoureux de randonnées.
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