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 ESCAPADE 
Février 2006

Aix-en-Provence, aux sources de l'art


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De Aquae Sextius, les eaux de Sextius, cette belle provençale est devenue Aix, une enclave d'art et d'histoire dans une campagne de senteurs et de lumières, aux pieds de la muse de Cézanne, celle que l'on appelle la Sainte-Victoire. Entre ses fontaines coulent des ruelles au temps suspendu et à la douceur de vivre.

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Pratique
Situation : dans les Bouches-du-Rhône, en région PACA
Y aller :
en train : gare d'Aix TGV, à 3 heures de Paris, 1 heure d'Avignon
en voiture : 760 km de Paris, 300 km de Lyon, 390 km de Toulouse.
en avion : aéroport de Marignane, liaisons nationales et internationales
Office du Tourisme : 2 place du Général-de-Gaulle - BP 160F - 13605 Aix-en-Provence - Tel : 04 42 16 11 61
Restaurants : cliquer ici
Météo : cliquer ici
Encyclopédie des villes : Aix-en-Provence
Sur le Web : aixenprovencetourism.com

Une histoire d'O
C'est en 122 avant J.C., en découvrant un site où jaillissent des sources, que les romains baptisent le lieu Aquae Sextiae, les eaux de Sextius. Devenue colonie romaine, la ville connaît un développement urbain et thermal important, servant d'étape entre l'Italie et l'Espagne.

En 1182, Aix devient résidence des comtes de Provence. Sous le règne de René, fils de Louis II d'Anjou, elle se dote d'une administration efficace et devient un foyer de création artistique. Cet âge doré a sans doute contribué à la légende de la reine Jeanne et du "bon roi René", dont la statue est toujours présente en haut du cours Mirabeau. Sous Louis XIV, une prodigieuse évolution sociale transforme son centre. Aristocrates, conseillers, magistrats et notables quittent leurs demeures de la ville médiévale pour s'installer dans le nouveau quartier Mazarin, créé par le frère du cardinal.

En 1650, le Parlement ouvre un cours à carrosses à l'ancien emplacement des remparts. Il deviendra au XIXème siècle le cours Mirabeau, du nom de "l'idole de Provence", parlementaire du Tiers Etat en 1789. Les façades richement décorées et les portails monumentaux des hôtels particuliers affichent la réussite de leurs propriétaires.

Depuis le milieu du XXème siècle, Aix connaît un essor démographique et économique sans précédent. La ville affirme avec dynamisme son développement universitaire et culturel, notamment par le festival d'Art lyrique et la cité du Livre.

Au fil des rues
Ville d'eau et ville d'art, Aix-en-Provence invite à une promenade dans ses vieilles ruelles parsemées de joyaux architecturaux et d'une multitudes de fontaines, tour à tour discrètes, sobres, délicates, sculptées, insolites ou impressionnantes. Avec le cours Mirabeau en point de mire, où des cafés se prélassent à l'ombre des platanes, la ville étend d'un côté le quartier Mazarin, jonché d'hôtels particuliers, et de l'autre ce qui était autrefois la ville médiévale.

Une déambulation dans les paisibles rues du quartier Mazarin permet de découvrir, entre autres, l'église gothique Saint Jean de Malte, édifiée au XVIIIème siècle, et la fameuse place des quatre dauphins, dont la fontaine fut élevée en 1667 par Rambot.

Dans la vieille ville, les ruelles se font étroites et sinueuses. Elles abritent notamment la cathédrale Saint Sauveur, qui, selon la légende, fut édifiée sur un temple d'Apollon, et qui a évolué entre le Vème et le XVIIIème siècles, lui conférant une rare diversité architecturale. Elle dévoile aussi un petit cloître du XIIème siècle baigné de tranquillité et d'élégance. Non loin de là, l'archevêché abrite le musée des Tapisseries, ainsi que le festival d'Art Lyrique durant les périodes estivales. Un peu plus bas, la place de la mairie est dominée par la Tour de l'Horloge, ancien beffroi de la ville, dont l'horloge astronomique de 1661 révèle encore quatre statues de bois qui, symbolisant les saisons, défilent à tour de rôle. Au détour des petites rues et des places ombragées, on peut découvrir le Pavillon Vendôme et son beau jardin à la française, ou l'hôtel d'Albertas, un lieu magique né en 1745 qui s'apparente à une scène de théâtre.

Revenu sur le cours Mirabeau, peut-être par le ténébreux passage Agard, le café des deux garçons offre une halte rafraîchissante, dans ce qui est une véritable institution depuis le début du XIXème siècle. Tandis qu'en haut du cours le balcon porté par les Atlantes symbolise l'art baroque aixois, la fontaine Moussue surprend par la chaleur de ses eaux, conduisant de fontaine en fontaine le visiteur jusqu'à la place de la Rotonde où se dresse, majestueuse, la plus imposante des sources d'eau de la ville, la Rotonde. Ses trois statues, représentant la Justice, l'Agriculture et les Beaux Arts, rappellent aux habitants la triple vocation de leur ville.

Enfin, selon le temps et les humeurs, il est possible de savourer un moment de détente aux thermes Sextius, de suivre les traces de Cézanne dans son atelier-musée qui, entouré d'un jardin romantique, conserve intacte son souvenir, ou de prendre l'art dans le vaste espace muséal de la fondation Vasarely, à moins que l'on soit plus sensible aux oeuvres littéraires d'Emile Zola, dans quel cas on peut suivre les traces de son enfance avant d'aller s'instruire à la Cité du Livre.

Une ville à la campagne
Nichée aux pieds de la montagne de la Sainte Victoire, la petite ville d'Aix a aussi su préserver un lien privilégié avec son pays. La campagne borde les faubourgs, et il est aisé de passer de l'une à l'autre. Une excursion autour de la montagne blanche donne toute l'ampleur de la beauté qui obnubila Paul Cézanne. Bordant la ville, de jolies promenades attendent les visiteurs dans les pelouses vallonnées du bord de la Torse, ou à l'ombre des grands arbres bordant le cours de l'Arc.

Voir notre dossier : Cézanne

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 Elodie Rothan, L'InternauteWeek End
 
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