| Pratique |
Situation : dans l'Hérault,
en Languedoc-Roussillon |
Y aller :
en voiture : 750 km de Paris, 170 km
de Marseille, et 480 km de Bordeaux
en train : 3h20 en TGV depuis Paris
en avion : vols directs depuis Paris
et des grandes villes françaises |
Office du tourisme: 30 allée
Jean de Lattre de Tassigny - 34000 Montpellier
-
Tel : 04 67 60 60 60 |
Sur le Web : www.ot-montpellier.fr |
Restaurants : Montpellier |
Encyclopédie des villes :
Montpellier |
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Histoire d'une capitale en Languedoc
Le nom de Montpellier apparaît pour la première
fois en 985, lors d'une donation du comté de Melgueil. Son
histoire débute donc seulement à la fin du Xème siècle, avec
la construction d'un bourg fortifié doté d'un château et d'une
chapelle. Rapidement, la ville se développe et attire doreurs,
orfèvres, drapiers et changeurs. Son rayonnement économique
et culturel lui confère une position de pôle
d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin
méditerranéen. Une université de médecine puis une école de
droit sont créées, ajoutant une aura intellectuelle
à la ville. Montpellier est vendue au royaume de France en
1349.
Au
cours de la seconde moitié du XIVème siècle, des épidémies
successives déciment plus du tiers de sa population. Ce n'est
qu'à partir du XVème siècle que la ville se
redresse économiquement grâce au génie mercantile de Jacques
Cur, grand argentier du roi Charles XII. La Faculté
de Médecine de Montpellier bénéficie alors de la création
d'un Jardin des Plantes, qui demeure aujourd'hui le plus ancien
de France.
Au XVIème siècle, les luttes religieuses entre catholiques
et réformés ensanglantent le pays. Elles ne prennent fin qu'avec
l'intervention des troupes de Louis XIII et le siège de Montpellier
en 1622. Une fois la paix retrouvée, un projet d'urbanisation
de très grande ampleur est entrepris dans le but de faire
de Montpellier une ville moderne capable d'assumer le rôle
de capitale de la province française du Languedoc. C'est sous
le règne de Louis XIV que les changements les plus spectaculaires
sont réalisés, avec la construction d'élégants hôtels particuliers,
des fameuses villas "folies" ainsi que de nombreux
édifices religieux, militaires et publics. La métamorphose
urbaine se poursuit encore au XIXème siècle,
lorsque la ville voit l'édification du Palais de Justice,
des églises Sainte-Anne et Saint-Roch et du théâtre. Montpellier
prend ainsi, peu à peu, la physionomie qu'elle conservera
jusqu'au XXème siècle.
Ville
d'architecture
Difficile de résumer en quelques lignes la diversité
architecturale de Montpellier, et de faire le tour de ses
richesses sans en omettre. Du vieux centre plein de charme,
comprenant la plus grande zone piétonne de France,
au nouveau quartier d'Antigone, la ville est un subtil mélange
de patrimoine historique et d'urbanisme contemporain.
La vieille ville porte le nom d'Ecusson, en raison de sa
forme en écu français ancien, proche d'un pentagone.
On y découvre, aux détours de rues piétonnes,
des cours d'hôtels particuliers, des intérieurs
cossus, des places ombragées et des ruelles sinueuses
menant à de jolies fontaines. Au cur du centre
ville, la place du Marché aux Fleurs, ornée d'une fontaine
d'où s'élève une sculpture du catalan
Ochoa, est un point de départ idéal pour partir
à la découverte des trésors montpelliérains.
Parmi eux, il faut citer la crypte de Notre-Dame-Des-Tables,
de style roman, qui comprend une chapelle basse et des caveaux,
ainsi que l'église Saint-Mathieu, qui fut construite
par les Dominicains au début du XVIIème siècle, et dont le
mobilier comprend des pièces remarquables, comme le retable
du Maître d'Autel (1674) et un abondant patrimoine pictural.
Installé dans les sous-sols d'un hôtel particulier, le Mikvé,
est un bain rituel juif de la fin du XIIème siècle, de style
médiéval, et est l'un des mieux conservés en Europe.
Construite à la même période, la chapelle des Pénitents-Blancs
découvre un plafond à compartiments (1647) dont la
décoration, constituée de tableaux représentant la vie du
Christ, est une véritable merveille de composition. Caractéristique
des grands vaisseaux du gothique méridional, la cathédrale
Saint-Pierre impose son style monumental. Enfin, l'église
néo-gothique Saint-Roch, du XIXème siècle,
abrite les reliques du saint guérisseur des pestiférés dont
elle porte le nom.
Un
peu plus à l'ouest, la place de la Canourgue, ombragée de
micocouliers, permet d'admirer la fontaine des Licornes, animaux
fabuleux rappelant les armes de la famille de Castries, ainsi
qu'un bel hôtel particulier du XVIIème siècle
qui abrite aujourd'hui une annexe du Palais de justice. Enfin,
plus au sud, la place de la Comédie, entourée de constructions
cossues et élégantes, est fermée à son extrémité par l'Opéra
Comédie, théâtre construit en 1888. La fontaine des Trois
Grâces occupe le centre de cette place qui constitue, avec
l'Esplanade Charles-de-Gaulle qui la prolonge, un vaste espace
piétonnier accueillant de nombreuses manifestations culturelles
et festives.
Cité de parcs et de fontaines
Parterres à la française, parcs naturalistes à l'anglaise,
jardins exotiques, romantiques, botaniques, esplanades, fontaines…
En tout, ce sont plus de quarante parcs totalisant près de
quatre cents hectares qui parsèment la ville de coins
de nature. De la fontaine du Nombre d'Or, nouvellement construite,
qui jaillit directement du sol sans bassin ni construction,
à la promenade royale du Peyrou, en périphérie de l'Ecusson,
les lieux propices à la détente et à
la flânerie sont multiples.
Balade
ombragée par de nombreux platanes, les jardins de l'esplanade
s'agrémentent de bassins, de jets d'eau, d'aires de jeux et
de bancs pour se reposer. Plus à l'est, le Champ de
Mars est un ancien terrain militaire transformé en jardin
public en 1900. Le plus ancien jardin botanique de France,
le Jardin des Plantes, créé en 1593 par Henri IV afin
de faciliter les recherches des étudiants de la Faculté de
Médecine, s'étend sur une surface de 4,5 hectares. Il comprend,
outre des serres tropicales, une orangerie du XIXème
siècle, une Ecole de Systématique et un superbe jardin anglais.
Enfin, les berges du Lez, fleuve côtier reliant Montpellier
à la mer, sont agrémentées de passerelles piétonnes et arborées,
non loin des nouveaux quartiers d'Antigone.
Les
"folies", merveilles champêtres de Montpellier
Au XVIIème siècle, alors qu'il est coutume d'investir
sa fortune dans la construction de beaux hôtels particuliers,
certains fortunés décident de faire des "folies".
Dans les champs, ils bâtissent ces étonnantes
demeures inspirées des villas italiennes des environs
de Venise, et les entourent de grands parcs. Symbole de prospérité,
ces "folies" témoignent d'une époque
où le souci de luxe et de raffinement était
exceptionnel.
Parmi elles, le château de la Mogère est une "folie"
montpelliéraine classique, comprenant un parc, transformé
en jardin anglais au siècle dernier, puis reconstitué à la
française. Le château de Flaugergues vaut aussi le
détour en raison de son originalité, avec un corps central
et deux pavillons latéraux qui dominent un jardin en escalier
bordé de vignes. Plus loin, le château d'O est surtout
connu pour son parc, écrin de verdure et d'eaux vives qui
fait figure de musée de l'art des jardins au XVIIIème siècle.
L'élégant château de la Piscine révèle
une façade sur une cour d'honneur à deux niveaux, avec, de
sa façade sud, une ouverture sur une magnifique perspective
d'un jardin à la française, orné de statues et de vases
monumentaux. Enfin, le château de la Mosson est surtout
célèbre en raison d'un étrange destin, qui le condamna au
dépeçage et à l'amputation de ses ailes
à partir de 1744.
De l'Ecusson aux folies, en passant par cents jardins et
mille fontaines, la capitale du Languedoc mérite une
halte prolongée. D'autant plus qu'elle s'insère
dans une région aux riches atouts, non loin des rives
chaleureuses de la Méditerranée, et toute proche
des beautés sauvages des marais de Camargue.
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