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La cité gallo-romaine est enserrée dans un méandre du Lot, profitant sur cette terre arrondie d'un climat doux et ensoleillé. De l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours, elle conserve une riche architecture au sein de ses remparts. Sa cathédrale et le pont Valentré sont les édifices les plus exposés, tandis que l'art va se chercher dans les théâtres et les musées, et le mystère et le rêve dans ses nombreux jardins.
Visites historiques
Dans le secteur sauvegardé de la ville, le long du Lot et au coeur d'un dédale de rues médiévales se cachent la Barbacane et la Tour des Pendus, la maison Henri IV, nommé aussi Hôtel de Roaldès, et la Tour du Pape Jean XXII, seul vestige du Palais Duèze. Le quartier de la Daurade abrite plusieurs maisons typiques allant du XIIème au XVIIème siècle. La cathédrale Saint-Etienne présente plusieurs styles correspondants aux différentes époques de constructions de ses diverses parties, du Xème au XVIIème siècle. La nef est de style roman, ainsi que le portail Nord et les deux coupoles, bien que construits un peu plus tard. L'abside date du XIIème siècle et fut reconstruite fin XIIème dans un style gothique méridional. Le cloître date du XVIème siècle et affiche un style gothique flamboyant. Enfin, les chapelles intérieures datent du XVème et XVIème siècle. Cette construction sans fin en rappelle une autre, celle du pont Valentré.
La légende du pont Valentré
La construction du pont Valentré, avec ses trois tours fortifiées et ses six arches, dura 70 ans : cette lenteur historique s'accompagne d'une légende bien connue de tous les Cadurciens, celle dit "du diable". Cette légende raconte que chaque nuit, un petit diable, appellé aussi "dracounet", s'amusait à défaire ce que les maçons avaient construit durant tout le jour. C'est la femme du franc-maçon, chef des maçons, qui tendit un piège au diablotin grâce aux conseils d'une bonne fée (" fatsillière"). Depuis, le petit diable est toujours pétrifié dans l'angle supérieur de la tour centrale du pont.
Vie culturelle à Cahors
Si le diable est pétrifié, d'autres acteurs culturels ne le sont pas le moindre du monde. La ville ne manque pas de lieux de spectacles ou d'exposition. Le théâtre de Cahors propose une excellente programmation : festival des Solidocks en avril, festival des Nuits du Sud en juin, ou bien des pièces comme "A contretemps" de la compagnies Accrostiches. Autre scène dans le vent : le théâtre de verdure, qui présente en plein air concerts, théâtres et autres festivités. Le Musée de Cahors Henri Martin fut fondé en 1833 et possède une collection de 18 000 oeuvres et documents, avec parmi eux des Vlaminck, des Dufy, et bien sûr des Henri Martin, qui est originaire de la ville. On peut aussi y admirer des vestiges préhistoriques, romains, et médiévaux. Le musée organise aussi bien des expositions, comme celle qui regroupe les machines singulières de Pierre Andres : "Mécanikaboule", "Katchalka", et autres "Ring-ling-ring-lin-bowling".
Cahors ville fleurie
Suivons le chemin des noms extravagants et colorés jusqu'aux havres de verdure. La ville est réputée pour sa qualité de ville fleurie. De nombreux jardins se cachent dans les coins et recoins des murs, dans les cours, mais aussi s'exposent sur les places, sur les esplanades. "L'Hortus de la fée Mélusine" et "l'Hortus des Dames de Cahors", le "jardin de la Sorcière", le "jardin des Pélerins", le "jardin des Mauresques" et celui "des Simples", le "préau Céleste" et le "Closelet des Croisades" sont autant d'oasis dans la ville.
Le charme de Cahors et de ses légendes ne saurait compter sans son fameux vin : la fameuse "liqueur de feu" comme le disait Clément Marot, fait la fierté de ses habitants.
Attention donc lors d'une escapade à Cahors à ne pas se faire envoûter par les esprits malins de ses jardins...
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